Les commandements de Dieu pervertis par les droits de l’homme

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Marc 12-28b, 34

En ce temps là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : «  Voici le premier : « Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. « (1)  Et voici le second : « Tu aimeras to prochain comme toi-même. « (2). Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’unique et il n’y en a pas d’autres que Lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et nul n’osait plus l’interroger.
(1) Deutéronome 6,4 – (2) Lévitique 19,18

Ci-dessous, je fais référence aux droits de l’homme de 1789 et non de 1948. Dans l’article 18 des droits de l’homme de 1948, il y a une amélioration car  la liberté de manifester sa religion ou sa conviction est reconnue tant en public qu’en privé, ce que nos républicains laïcistes oublient. Autre amélioration, Dans l’article 29, il a été signalé que l’individu a des devoirs même s’ils restent flous au regard des droits largement commentés dans les 30 articles. Ces améliorations trouvent peut-être leur origine dans les épreuves de la guerre causée par la doctrine athéiste et matérialiste de race supérieure d’Hitler.

Dans les droits de l’homme de 1789 auxquels nos hommes politiques français font continuellement référence, l’homme est tourné vers lui-même au lieu d’être élevé  vers la transcendance, vers la recherche de la Vérité.
Dans l’article 4 (« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. »), la liberté ainsi présentée consiste à faire tout ce que l’on veut tant que cela ne nuit pas à autrui. C’est une notion très restrictive de la liberté : si c’est cela la liberté, le prochain restreint notre liberté  au mieux de la favoriser. L’autre devient un obstacle. En effet, l’article parle de bornes à la Liberté : elle s’arrête là où commence celle de l’autre. C’est une vision très matérialiste de la liberté. De plus, cette notion de non nuisance à autrui est faussée: dans le cas du mariage homosexuel par exemple, il est jugé que les  deux personnes qui se marient ne font de mal à personne. Mais en se mariant publiquement, elles font la promotion de l’homosexualité à la société,  aux enfants et adolescents contre la volonté des parents. Le fait d’outrepasser la volonté des parents démontre que la  république est totalitaire et veut  imposer ses droits issus de son idéologie. Ce qui est nuisible à l’évolution saine de la société et ouvre la voie à toutes les manipulations et à la  marchandisation de l’enfant désiré par le couple, enfant qui devient ainsi objet de désir. De plus, ce mariage peut faire mal à l’entourage, à la famille  et surtout aux enfants éduqués dans ce foyer qui ne manqueront pas de  ressentir au fond d’eux-mêmes l’artificialité de cette union, les mettant dans une position inconfortable, même s’ils chercheront à cacher leur malaise face à leurs éducateurs, comme c’est le cas chez les enfants battus. De plus ces enfants verront leur droit d’avoir un père et une mère bafoué de manière volontaire.

Dans l’article 3, « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.  Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » Tout principe extérieur comme les commandements de Dieu sont évacués. L’homme est livré à lui-même, esclave de ses dirigeants et de leurs convoitises, amenant l’exploitation de l’homme par l’homme si bien décrite par Marx qui n’a pu cependant n’apporter que de fausses solutions car conduit par ses principes limités au seul matérialisme. Ainsi cette idolâtrie de la nation dans les droits de l’homme a amené en Europe les pires guerres à tel point que maintenant nos gouvernants veulent supprimer la nation qui est pourtant un organe essentiel à la cohésion sociale et au développement libre de nos sociétés, chaque nation pouvant choisir un modèle politique ou de développement.

Dans l’article 6, tous les citoyens sont égaux devant la loi, ce qui un but très intéressant  mais n’est qu’un objectif de second ordre car une loi peut être mauvaise pour le peuple, un droit n’est pas forcément bon pour l’épanouissement de l’homme, pensons à l’avortement et maintenant à l’euthanasie. De fait,  l’homme dispose librement de son seul corps, mais peut-il imposer à la société de l’aider dans ses choix de mort qui vont contrarier son épanouissement spirituel et celui de la société dans l’Amour ? Au lieu d’avoir un commandement de principe divin et d’ordre général  comme dans les évangiles, laissant au pouvoir temporel  la charge d’établir les lois dans l’esprit de ces principes divins,  l’homme est mis devant un système juridique complexe et contradictoire  concocté par une minorité qui veulent bien sûr notre salut selon l’idéologie du moment (marxisme, socialisme, fascisme, libéralisme, individualisme). Ainsi, le système juridique n’est pas inspiré de la Vérité transcendante à l’homme, les lois ne sont plus issues du bon sens ou régies par un principe universel cohérent.  En conséquence ces lois sans fondement forment un labyrinthe législatif. Ainsi elles  sont plus facilement contournées par les plus malins et les plus puissants. Ce qui entraîne comme disait Coluche qu’ « il y en a qui sont plus égaux que les autres » devant la loi.

Ainsi dans les droits de l’homme, les commandements de Dieu sont réduits à des lois parcellaires fixées selon les dérives et les modes du moment (PMA, GPA, fin de vie, euthanasie, avortements, foulards, réformes scolaires, droit de mutiler son corps par opération chirurgicale pour changer de genre, droit de choisir son bébé, …) et dont il n’y a aucune suite logique si ce n’est d’éclipser Dieu et surtout les catholiques qui sont là pour essayer de remettre la tête en haut c’est-à-dire Dieu et les pieds en bas c’est-à-dire ses créatures pour que tous puissent marcher normalement et en pleine Liberté.

Dans les évangiles, l’Amour n’est réellement Amour que s’Il  se met  Librement sur le chemin de la Vérité. La Vérité n’est pleinement Vérité que si Elle conduit à l’Amour et Libère du péché. Et la Liberté n’est vraiment Libre que si Elle mène à la Vérité de l’Amour. Jésus-Christ, Dieu fait homme, a concilié ces trois valeurs contradictoires : Justice, Liberté et Miséricorde. Seul son chemin mène au salut.

Dans les droits de l’homme de 1789 et même  de 1948, Les Commandements de Dieu deviennent l’idolâtrie de lois arbitraires dont la hauteur est forcément ramenée au mieux à celle de l’homme, vu que c’est lui qui les conçoit, il ne peut donc mieux faire que lui-même, le monde devient ainsi à son image. L’homme se fait Dieu et conçoit la religion de l’homme qu’on appelle humanisme en réduisant les évangiles à son niveau et en ramenant l’Amour à l’égalité factice et ce droit à faire ce qu’il veut tant que cela ne gêne pas trop les autres. La révolution française et les droits de l’homme ont donc créé cette nouvelle religion de l’homme-Dieu appelée humanisme dont le principe est l’agnosticisme, c’est-à-dire l’incapacité de l’homme à aborder la Vérité transcendante, et donc l’homme est réduit à se penser que par rapport à lui-même et refuse toute idée de Dieu fait homme avec Jésus.

Les commandements de Dieu sont travestis en lois arbitraires dont la portée ne dépasse pas celle de l’homme. La Liberté de l’homme devient un droit limité à la liberté d’autrui qui devient ainsi un obstacle à sa propre liberté. La Vérité est travestie en mensonge institutionnalisé appelé agnosticisme  où l’homme nie l’accès à toute Vérité supérieure à lui-même et se prend pour Dieu et fonde ainsi la nouvelle religion de l’humanisme. L’Amour est réduit à une égalité factice.

Les droits de l’homme ne sont pas une suite logique du christianisme comme ses promoteurs veulent nous le faire croire pour nous emmener vers cette idéologie du « droit ». Le but inavoué est de reculer les limites de l’homme pour l’inciter à « manger le fruit défendu » et à se faire dieu, et ce, quelles qu’en soient les conséquences pour le salut de l’homme. Ces droits de l’homme, censés remplacer les commandements de Dieu selon ses promoteurs, sont un travestissement, une très mauvaise contrefaçon et une réduction des évangiles, ils ont comme dessein de pervertir les commandements de Dieu.