Après l’ attentat islamique du bataclan, la confusion est entretenue

Après chaque attentat, la classe politique et les médias entretiennent la confusion pour ne pas froisser les musulmans alors que seule la proclamation de la vérité peut amener la paix à long terme même si elle est difficile à faire entendre. La Croix du Nord participe à cette dissolution de la vérité en faisant paraître dans son édition n° 2445 du 27 novembre au jeudi 3 décembre un  communiqué de Mohammed Karat, président du centre islamique de Villeneuve d’Ascq, sans apporter à ce communiqué un début d’analyse critique :

La communauté musulmane s’est sentie trahie parce que ce crime abject a été perpétré au nom de l’islam, religion d’amour et de paix. La communauté musulmane s’est sentie trahie parce que cette horreur a été commise au nom du message miséricordieux du prophète Mohammed …  Notre condamnation puise sa source dans les principes humanistes défendus par la lettre et par l’esprit du saint coran dans lequel Dieu dit : « Celui qui tue un être humain, c’est comme s’il tuait toute l’humanité « . Une attaque terroriste n’est pas sélective et tout le monde y passe. Ainsi, l’attaque perpétrée le 13 novembre 2015 à Paris a visé des citoyens français indépendamment de leur confession, indépendamment de leur couleur et indépendamment de leurs opinions politiques. Le sang des musulmans victimes de cet attentat s’est mêlé à celui de leurs concitoyens. C’est ainsi que la France tout entière a été visée et attaquée.

Son communiqué est vrai dans le contexte coranique mais mensonger dans celui de notre culture car les mots « humanité, Paix, Amour, Miséricorde » ont une portée beaucoup plus restrictive dans le coran que dans notre civilisation fondée sur le christianisme. Je vais essayer de le montrer ci-après en me référant à l’ouvrage du Père Guy Pagès « Interroger l’islam, 1235 questions à poser aux musulmans ! » que je vous conseille de lire pour dialoguer avec les musulmans car il traite chaque question en allant jusqu’à l’essence de l’islam tout en le mettant en rapport avec le christianisme.

On peut déjà noter par une lecture attentive du communiqué qu’il condamne l’attentat parce qu’il vise n’importe qui et n’est donc pas sélectif : «Une attaque terroriste n’est pas sélective et tout le monde y passe ». Il déplore que le sang des musulmans ait été versé : « Le sang des musulmans victimes de cet attentat s’est mêlé à celui de leurs concitoyens ». Il termine par une généralité : « C’est ainsi que la France tout(e?) entière a été visée et attaquée » avec ce sous-entendu que l’on devine : même les musulmans. Ce qui est déjà contestable car il y avait très peu de musulmans à cette heure sur les lieux de l’attentat et peut-être même aucun musulman pratiquant comme probablement aussi aucun chrétien pratiquant. C’est un attentat contre la jeunesse occidentale se rendant à une salle de concert appartenant à un juif, voilà les faits.

Dans le point central de son communiqué « Celui qui tue un être humain, c’est comme s’il tuait toute l’humanité« , Monsieur Karat s’est référé au verset 5.32 du coran « C’est pourquoi nous avons prescrit aux fils d’Israël que quiconque tuerait une personne qui n’a pas elle-même tué ni répandu la corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les humains. »

Mais que sont les humains dans le coran ?

Dans son livre chapitre III « Au sujet de l’homme » paragraphes S2 et S3, le père Pagès écrit :

Alors que les droits de l’homme sont inhérents à la nature humaine et ne dépendent pas de la foi chrétienne (Antigone, cinq siècles avant Jésus le disait déjà), en islam, au contraire la personne n’est considéré sujette de droits que sil elle est musulmane, car « l’islam fait partie de la nature de l’homme » (Coran, sourate30 verset 30). Ainsi l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dans l’islam promulguée en 1990 au Caire par l’organisation de la conférence islamique, stipule : « L’islam est la religion naturelle de l’homme ». Ce qui implique qu’appartenir ou se convertir à une autre religion est contre-nature, pervers, et doit donc être légitimement combattu. L’islam ne connaît pas la « Loi naturelle », participation qui donne de coopérer de façon consciente, libre et donc responsable, aux desseins merveilleux de la Providence. La seule loi que connaît l’islam est la charia. Ainsi, cette même Déclaration précise : « Tous les droits et toutes les libertés dont parle ce document dont subordonnés aux dispositions de la charia (Art. 29) ; et la formule «à moins que la charia n’en dispose autrement » ponctue la fin de nombre d’articles. Lorsque les nations occidentales acceptent sur leurs propres territoires des dérogations, des dispositions particulières, des aménagements ou même que des tribunaux siègent au nom de la charia, font-elles preuve de tolérance et d’humanisme comme elles voudraient s’en convaincre, ou bien consacrent-elles la négation des principes universels des droits de l’homme qu’elles prétendent par ailleurs défendre et promouvoir ?

Puisque Allah a créé des Musulmans et des mécréants (Coran 74.31), des hommes pour son Paradis et d’autres pour l’Enfer (7.179 et 186), des hommes libres et des esclaves (16.71 ; 30.28), la différence de traitement et l’injustice entre les hommes a son fondement, intangible, et sa justification, absolue, dans la volonté d’Allah (16.71). De plus non seulement Allah avoue commettre des crimes, mais encore absoudre par avance ceux des Musulmans : « Dis : « On ne vous demandera pas [compte] des crimes que nous avons commis et on ne nous demandera pas [compte] de ce que vous faites. » » (34.25). Comment un Musulman pourrait-il avoir un problème de conscience à maltraiter un non-Musulman puisque ce dernier est de toute façon déjà condamné par Allah à l’Enfer (9.113 ; 10.7-8,27 ; 11.17) ?

Note personnelle : l’Eglise énonce que « l’homme est créé à l’image et à la ressemblance » du Créateur. Pour forcer l’appartenance à l’islam, le coran dit : « la croyance en Allah fait partie de la nature de l’homme », donc seuls les hommes qui croient au Dieu des musulmans sont pleinement homme :

Consacre-toi à la religion, en monothéiste sincère ! C’est Dieu qui a voulu que cette croyance fût inhérente à la nature de l’homme. Et l’ordre établi par Dieu ne saurait être modifié. Telle est la religion de la rectitude, mais la plupart des hommes n’en savent rien. (30,30)

Dans la même logique en islam Allah a créé des Musulmans et des mécréants : « C’est ainsi qu’Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut » (74.31), ce qui montre une supériorité voulue par Allah entre le musulman et les non-musulmans comparés indistinctement à des bestiaux (7.179). Au contraire dans le christianisme, c’est l’homme qui participe à sa propre chute, Jésus-Christ est venu relever tout homme tout en respectant la liberté de l’homme, donc tout homme est appelé par nature par le Dieu des chrétiens. Paragraphe 1700, catéchisme de l’église Catholique :

La dignité de la personne humaine s’enracine dans sa création à l’image et à la ressemblance de Dieu ; elle s’accomplit dans sa vocation à la béatitude divine. Il appartient à l’être humain de se porter librement à cet achèvement. Par ses actes délibérés, la personne humaine se conforme ou non, au bien promis par Dieu et attesté par la conscience morale. Les êtres humains s’édifient eux-mêmes et grandissent de l’intérieur : ils font de toute leur vie sensible et spirituelle un matériau de leur croissance. Avec l’aide de la grâce ils grandissent dans la vertu, évitent le péché et s’ils l’ont commis, s’en remettent comme l’enfant prodigue (Luc 15,11-31) à la miséricorde de notre Père des cieux. Ils accèdent ainsi à la perfection de la charité.

Ainsi, dans le christianisme, si un homme n’est pas croyant ou ne prie pas, en se référant à la parabole des talents  des évangiles , nous dirons qu’il gaspille ses talents et se coupe de la volonté divine, mais il en restera pleinement homme appelé continuellement par Dieu à accepter son Amour. Les Chrétiens prient pour que le défunt accepte l’Amour rédempteur du Christ pour aller au Paradis. En islam, les non-musulmans n’iront pas au Paradis.

Nous voyons donc que le concept d’humain n’a pas du tout le même sens, il en sera de même pour les notions de paix, d’amour et de miséricorde qui ont une portée très restrictives et ne s’adressent qu’aux musulmans. Avec comme effet pervers, une course à l’imitation de Mahomet qui engendre des groupes qui se revendiquent toujours plus proche de sa doctrine et trouvent justification dans sa vie et le coran pour commettre des crimes face à des musulmans jugés plus modérés donc tièdes et infidèles ; l’histoire de l’islam démontre cette spirale infernale. Le « message miséricordieux du prophète Mohammed » n’est pas très miséricordieux si l’on s’en réfère à sa vie selon la tradition islamique transmise par la Sira (Biographie de Mohammed, écrite au 8 et 9ième siècle.

En cohérence avec cette idéologie, le coran commande la guerre aux hommes « qui ne sont pas vraiment des hommes » :

« Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Allah ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce qu’Allah ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce qu’Allah et son apôtre ont défendu et à ceux d’entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains dans l’humiliation.» (9.29)

Les « hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion » désignent évidemment les juifs et les chrétiens qui ne veulent pas se convertir à l’islam, et par la suite des musulmans d’autres confessions jugés infidèles.

Pour terminer l’étude du verset 5.32 ayant inspiré le président du centre islamique de V. d’Ascq dans le Nord, voici ce qu’écrit le Père Pagès dans son livre paragraphe U 26 :

« C’est pourquoi nous avons prescrit aux fils d’Israël que quiconque tuerait une personne qui n’a pas elle-même tué ni répandu la corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les humains. »
Ce verset, souvent cité pour faire accroître à « l’humanité » du Coran, reprend un enseignement rabbinique sur l’interdiction du meurtre entre juifs : « Celui qui tue une âme d’Israël, c’est comme si il avait tout un monde. » (Talmud de Babylone, Traité Sanhédrin, IV, 37a, Verdier, 1982, p.1024). Loin de reconnaître l’universalité de la nature humaine et de promouvoir le respect de tout homme, ce verset les restreint lui aussi aux dimensions du groupe en excluant quiconque se sera rendu coupable de « corruption », c’est-à-dire sera suspect … d’insoumission à l’ordre islamique. Ce verset ne nie donc pas le devoir de tuer les non-musulmans, coupable de la pire violence qui soit : celle de ne pas vouloir être musulman (4.89 ; 5.33,37 ; 9.3-6,14,29,36). Et le coran ne requiert pas même pour justifier leur massacre que les « coupables » aient conscience de leur crime (2.6,9,12 ; 9.30). A l’inverse, celui qui laisse en vie un tel coupable, n’est-ce pas comme s’il corrompait toute la terre ?