Lettre à mon évêque – immigration, islam, république

3) Vous nous disiez qu’accueillir 20 à 30 mille migrants (ou plutôt immigrés en français) n’est pas beaucoup. Il faut cependant les ajouter aux plus de 200 000 immigrés accueillis par an qui comprennent 45 000 régularisations de papiers par an pour les entrées illégales. Ces chiffres sont une fourchette basse et n’ont qu’augmenter depuis. Aussi, culpabiliser vos fidèles pour un manque d’accueil est exagéré, les impôts et les dettes sont là pour nous le rappeler même si bien sûr ils n’en sont pas l’unique cause.

Journal le Monde 10 Avril 2014 :
Avec ce nombre de régularisations, la France franchit surtout le cap symbolique des 200 000 entrées annuelles d’étrangers en France. Alors que celles-ci tournaient depuis le début des années 2000 autour de 190 000, elles atteignent cette fois, en 2013, le total de 206 330.
On compte 94 457 entrées pour motif familial (+ 8,4 %), 17 813 pour motif économique (+ 11 %), 62 984 pour motif étudiant (+ 7 %), 17 754 pour raisons humanitaires (– 3 %) et 13 322 de motifs divers.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/10/immigration-les-regularisations-ont-bondi-de-50-en-2013_4398953_3224.html

Sur l’immigration, je vous propose d’écouter l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart :

De passage en France à l’occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur.

Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l’évêque syrien s’est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l’écouter.

« Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans ne jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l’opposition armée », à l’instar de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, source incontournée des médias occidentaux.

« Il faut que vous compreniez qu’entre l’État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé.

À la question de savoir s’il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu’il avait essayé, avant de s’entendre dire qu’il fallait être « moins critique ».

Pour lui, pourtant, l’Occident n’a cessé de taire les exactions de l’opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu’il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. »

« Oui, j’ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d’être sur la Terre »).

« Est-il possible que la France – que j’aime et qui m’a éduqué par le biais des communautés religieuses installées en Syrie – ait tant changé ? Est-il possible que ses intérêts et son amour de l’argent aient pris le pas sur les valeurs qu’elle défendait autrefois ? » a encore déclaré l’archevêque avec amertume.

À la question du positionnement des évêques français, l’évêque pakistanais également présent n’a pas voulu répondre. C’est donc Monseigneur Jeanbart qui a repris le micro.

« La conférence des évêques de France aurait dû nous faire confiance, elle aurait été mieux informée. Pourquoi est-ce que vos évêques se taisent sur une menace qui est aujourd’hui la vôtre également ? Parce que les évêques sont comme vous tous, élevés dans le politiquement correct. Mais Jésus n’a jamais été politiquement correct, il a été politiquement juste ! » a-t-il lâché.

« La responsabilité d’un évêque est d’enseigner, et d’utiliser son influence pour transmettre la vérité. Pourquoi vos évêques ont-ils peur de parler ? Bien sûr qu’ils seront critiqués, mais cela leur donnera l’occasion de se défendre, et de défendre cette vérité. Il faut bien se souvenir que le silence est parfois un signe d’acquiescement. »

C’est également la politique migratoire des pays occidentaux que l’archevêque a critiquée.

« L’égoïsme et les intérêts servilement défendus par vos gouvernements finiront par vous tuer vous aussi. Ouvrez les yeux, n’avez-vous pas vu ce qui s’est récemment passé à Paris ? » a encore ajouté l’archevêque, avant de conclure en suppliant : « Nous avons besoin que vous nous aidiez à vivre chez nous ! […] Je ne peux accepter de voir notre Église deux fois millénaire disparaître. Je préfère mourir que de vivre ça. »

Propos rapportés par Charlotte Dornellas, journaliste indépendante qui s’est déplacée récemment à Alep.

L’archevêque veut assurément que les chrétiens d’Orient n’émigrent pas, il préfère que nous les aidions sur place. De toute façon, en France, les chrétiens de Syrie ne sont pas les bienvenus par ce gouvernement socialiste car trop proches de Bachar All Assad. Des Chrétiens voulant émigrés légalement en France depuis la Lybie se sont vus refusés les visas. L’idéologie révolutionnaire républicaine voit dans l’islam un appui pour asseoir sa légitimité, le Dieu De Voltaire étant finalement assez proche du Dieu des musulmans. Ainsi dans les faits une immigration musulmane est encouragée en France, principalement composée majoritairement de jeunes hommes avant d’amener leur famille, ce qui montre que c’est une immigration principalement économique et non des réfugiés où femmes et enfants seraient déjà présents.

Mon expérience : Quand j’étais jeune, je côtoyais quelques fils d’immigrés issus de l’Algérie, ils étaient comme nous juste un peu plus frisés. Maintenant avec le travail, je côtoie quelques personnes issus aussi du Nord de l’Afrique, elles s’affichent musulmanes, maintenant ce ne sont plus des musulmans dans une communauté française mais des musulmans dans une communauté musulmane. Nous ne sommes plus dans une immigration individuelle ou familiale mais dans un déplacement de populations. Quand je leur explique avec preuves à l’appui que Le Coran a été écrit sur des siècles et que la Mecque n’existait pas encore au temps de Mahomet, ils me répondent que le coran vient du Ciel et qu’il ne peut être remis en question, même les versets les plus haineux. Notre rôle est de leur annoncer l’Evangile dans l’Amour du Christ et la Vérité jusqu’au martyr pour beaucoup. Là est une mission urgente dans nos paroisses. Cependant, ne nous leurrons pas, ils ne nous remercieront jamais de les accueillir car comme musulmans, ils se proclament supérieurs, et c’est normal de les accueillir.
« Le voilà l’antichrist ! Il nie le Père et le Fils » 1Jn2,22b
« En nom Dieu, les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire » Sainte Jeanne d’Arc devant les juges de Poitiers.

Veuillez recevoir, Monseigneur, mon respect le plus profond, et je vous remercie de tout cœur d’accepter d’être notre évêque, ce doit être source de bien d’épreuves et d’incompréhensions.

Luc Cuisinier