Alep 2016 : Vivre avec les derniers chrétiens

La Russie est sortie du communisme et aide les chrétiens d’Orient. Même si la Russie y recherche certainement ses propres intérêts, elle ne cherche plus à déstabiliser les états comme le font les Etats-Unis et la France en Irak, Lybie et Ukraine par exemple.

La France et l’Europe s’enfoncent au contraire dans une sorte de communisme à la chinoise : mariage entre l’athéisme, le collectivisme fascisant ( Collectivisme ) , et le capitalisme matérialiste. De plus, la république française s’appuie sur le financement des pays islamistes qui ont un dieu lointain et inconnaissable qui a fixé ses lois, ce qui le rapproche du déisme des lumières symbolisé par le « grand architecte » ou « grand horloger » de Voltaire et des francs-maçons. Paris est la vitrine et la capitale de ces idéologies anticatholiques où se marient par un concours de circonstances les républicains socialistes, le capitalisme matérialiste et l’islam. L’islamisation des esprits est encouragé par l’arrivée des pétrodollars pour financer des spectacles comme le football, des chaînes de télévision et même des universités comme la Sorbonne qui accueillent des « réfugiés » grâce aux financements du Qatar sous prétexte d’opérations humanitaires. Pourquoi ne vont-ils pas dans les universités du Qatar ? Nos dirigeants s’appliquent à cette islamisation en favorisant la construction de mosquées, en propageant divers slogans du type « Ce n’est pas çà l’islam », ou organisant des campagnes de communication  comme aller prendre le thé dans une mosquée, ce qui démontre qu’une mosquée est d’abord un lieu politique avant d’être un lieu de prière, prière uniquement récitée mécaniquement et reléguée au second plan pour donner une légitimité à l’islam et le rendre visible dans la rue.

Le résultat de cette politique est l’abandon de nos responsabilités divines dans le monde. Voici un témoignage de différents dignitaires religieux qui montrent les chrétiens de Syrie abandonnés aux islamistes. Ils ne veulent surtout pas que les chrétiens désertent la Syrie comme ils y sont incités par les politiques occidentales qui aspirent cette population éduquée. « L’Europe Chrétienne a trahi les chrétiens d’Orient » dit le Père grec-melkite catholique Fadi Najjar de la ville d’ALEP.

L’Europe a-t-elle vocation à déplacer des populations ?

Voici un  reportage montrant l’organisation de déplacements de populations à travers les Balkans : tout y est organisé des trains en passant par les centres de transit. Le Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations Unis organise ces déplacements en s’appuyant sur d’autres ONGs comme la Croix Rouge et l’UNICEF :

Il est à rappeler que le patronat allemand encourage cette politique afin d’obtenir une main d’œuvre bon marché dans leurs usines. L’Allemagne, après de nombreuses politiques antinatalistes, ne renouvelle plus naturellement sa population comme maintenant tous les pays européens.  Face à ce constat,  le remède trouvé par la super classe mondiale est de déplacer des populations à majorité musulmane sous prétexte de conflits ou de mal-être dans leur pays, ce qui à terme déportera aussi ces problèmes comme on en a vu les prémisses à Cologne et dans les différents attentats. Il est aussi à rappeler que l’UNICEF soutient des programmes pro-avortement.

Selon l’ONU plus de 72 % des réfugiés sont des hommes seuls et non des familles ni des enfants. Seulement 51 % viennent de Syrie. Les femmes ne représentent que 13 % et les enfants 15 % (source http://www.europe-israel.org). Les immigrés sont principalement des jeunes hommes comme les photos d’immigrés clandestins le montrent ou comme on peut le voir derrière certains gros plans de reportages manipulateurs qui veulent nous faire croire que les immigrés sont surtout des femmes et des enfants. Si ce n’était que des femmes et des enfants, ces déplacements de population ne poseraient aucun problème et seraient joyeusement accueillis car ils repartiraient chez eux une fois le conflit maîtrisé. Mais ces conflits ne pourront pas être résolus car ces hommes ne combattent pas l’islamisme. Au contraire ils fuient l’islamisme, ce qui montre que leur volonté n’est pas de combattre l’islamisme mais de l’étendre de par leur passivité qui vaut consentement.

Les vrais demandeurs d’asile comme les chrétiens persécutés par l’islam conquérant ne font pas partie de la majorité de ces immigrés. Les vrais demandeurs d’asile n’ont pas les moyens de payer les passeurs vu qu’ils sont persécutés. Par exemple Joseph Fadelle, un musulman irakien converti au christianisme et condamné à mort pour apostasie suite à une fatwa, est passé par la voie légale c’est-à-dire par l’ambassade de France via un réseau de religieux et non par les passeurs (Joseph Fadelle « Le prix à payer », éditions de La Loupe).

Ces déplacements de population décidés par la super classe mondiale avec un passage en force contre l’avis des peuples européens montrent que ces dirigeants, pour la plupart non élus, se prennent pour Dieu et ont une volonté de toute puissance. Ces dirigeants veulent imposer au monde leurs organisations économiques et politiques basées sur le capitalisme planétaire où l’homme est réduit à être un objet consommateur nomade.

En conséquence, ce sera à nous et à nos descendants de combattre cette super classe mondiale ainsi que l’islam conquérant qu’elle a importé dans  notre territoire de France. Actuellement, la priorité est de faire confiance à la Très Sainte Vierge Marie, Notre Mère, d’implorer son intercession auprès de Dieu, de prier le Vrai Dieu Trinité avec le cœur pour qu’Il nous guide et que le combat se fasse dans l’Amour sincère de l’ennemi tout en bannissant toute haine de notre cœur à l’image de Sainte Jeanne d’Arc.

Actuellement, il n’y a plus d’issue à vue humaine car nous vivons dans un pays contrôlé par cette super classe mondiale qui exclue Dieu. Jésus, par la tradition Catholique, nous invite à proclamer la Bonne Nouvelle aux musulmans, ce qui est déjà très beau et beaucoup. Les musulmans n’ont pas à envahir l’Europe, de même que nous n’avons pas à coloniser leurs pays. Notre vocation est de susciter des missionnaires célibataires pour annoncer la Bonne Nouvelle à travers le monde sans imposer notre manière de vivre ou nos organisations politiques tout en laissant libre les peuples de choisir leur propre destinée car nous ne sommes pas Dieu.

Jésus leur dit ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer  tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin de l’âge. » (Mt 28,18-20)

Quelques photos liées aux déplacements de population.

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Migrants walk on a highway near Edirne, Turkey, September 19, 2015. Reuters/Osman Orsal
Migrants walk on a highway near Edirne, Turkey, September 19, 2015. Reuters/Osman Orsal

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La COP 21 au service de La parodie démocratique des élections Régionales

Le Pape François a écrit une encyclique prônant une écologie intégrale. L’écologie commence d’abord par l’écologie humaine et le respect de la vie : « vers le bien commun », « vers le développement humain, durable et intégral ». Même si ses solutions données dans l’encyclique ne font pas l’unanimité, un élan a été donné et les catholiques sont appelés à se remettre en question, à approfondir leur foi et la mettre au service de l’humanité.

Cette COP 21 a au contraire contribué à ne pas prendre au sérieux l’écologie tant ses participants ont eu un comportement de pollueurs sans scrupules. Hollande a fait pendant cette réunion deux aller-retour en Avion en Corrèze uniquement pour se faire photographier et faire sa campagne électorale; à priori, le vote par procuration n’existe pas en Corrèze.

Le président Hollande a pu faire signer à l’issue de la COP 21 un rapport purement technique qui n’arrêtera pas la pollution de la planète car il se limite à une cause possible du réchauffement de la planète, et cette cause au réchauffement est par ailleurs contesté par  de nombreux scientifiques : http://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique .

Aussi le risque de prendre le problème par le mauvais bout est non négligeable tant l’étude du climat est complexe, d’où la nécessité en amont de toute solution technique d’une écologie intégrale qui insiste plus sur la sobriété dans tous les domaines : sobriété par exemple en terme de déplacements en avion qui coûtent très chers à la planète, bien plus que la voiture ou l’autocar car en voiture nous faisons de plus courtes distances et la consommation de 5l/100km est répartie sur les passagers du véhicule alors que cette consommation est par passager en avion. Est-il bien nécessaire de prendre l’avion et de faire des milliers de kilomètres pour se faire bronzer ? Voilà une question simple, peut-être trop simple qu’il aurait fallu poser à la COP 21. Suite à l’attentat du world trade center en 2001, le trafic aérien a été totalement arrêté pendant trois jours aux USA, cela a suffi à dépolluer une bonne partie de l’atmosphère de New York et à changer les températures de New-York et des Etats-Unis. Voir http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2979_trainees_condensation_effet_de_serre.php .
Voilà une piste intéressante !

Autre question : pourquoi le carburant des véhicules est-il surtaxé alors qu’il n’y a aucune taxe sur les carburants d’avions très pollueurs. Aujourd’hui, il est moins coûteux de partir en avion en Espagne ou en Pologne que d’y aller en voiture.

Mais tout ceci n’est pas essentiel, le principal est que monsieur Fabius ait pu faire son show à la télévision la veille du second tour et limiter la défaite électorale.

Sur le site http://terre-et-famille.fr/ , une très bonne analyse a été faite de ces deux évènements concomitants la COP 21 et les élections régionales :

Avant de sauver le climat respectons les saisons !

« Sauver le climat », voilà la chose la plus ridicule que nous pouvions inventer !

Ridicule parce que ce n’est pas le climat qu’il faut sauver mais la vie, l’intelligence, la civilisation.

Le climat comme toutes les richesses de ce monde est une grâce, un cadeau qui s’accepte sans condition. Le climat change et il est fait pour changer. Notre travail sur cette terre est de faire au mieux pour aimer la vie, pour remercier le Créateur de ses dons.

S’interroger sur le climat quand des fraises produites en décembre voyagent en camion d’un bout à l’autre de l’Europe, quand la moindre chaussette est fabriquée en Chine à coups de trique et de chômage européen, quand le pacte Transatlantique est signé en secret depuis juillet 2015 nous annonçant pour 2016 sa cohorte de produits alimentaires modifiés et dangereux … c’est se moquer du monde ! Nos gouvernants ne sont pas au service de notre pays…mais alors au service de qui sont-ils ?

Croyez-vous fortuits ces phénomènes de fièvre catarrhale (voir article d’octobre 2015 sur terre-et-famille.fr), de grippe aviaire… à la veille de mettre en place le pacte transatlantique (TAFTA) ? Quand notre agriculture, notre industrie seront anéanties, le TAFTA s’imposera naturellement dans la sidération et la misère. Tout est orienté vers notre perte de souveraineté et notre asservissement et vers les profits toujours plus indécents d’une hyper-classe mondiale.

Sauver le climat quand on ne respecte pas les saisons c’est du volontarisme révolutionnaire. La réalité de l’échelon local est méprisée au profit de l’idéologie et de la toute-puissance du Régime globalisateur. Le propre de l’idéologie est de s’intéresser à l’universel, au global sans partir du particulier. La méthode est toujours la même et nous la retrouvons dans la planification agricole communiste, dans le calendrier révolutionnaire avec ses mois de pluviôse où il était censé pleuvoir ! Sauver le climat sans se soucier des saisons, c’est  nous inventer une guerre pour nous détourner du réel, c’est nous proposer l’abstraction sans l’incarnation, c’est nous imposer le tumulte des élections régionales alors que nos métabolismes à cette saison et par ces courtes journées aspirent naturellement au calme de l’Avent !

Voici des années que j’essaye de vivre plus profondément cette période où la lumière décline doucement, où la vie se meurt provisoirement avant d’entrer dans la gestation hivernale avec l’allongement du jour, le retour de la lumière… Noël se mérite, s’attend, se savoure, s’approfondit… dans l’Avent. Non, Noël n’est pas seulement la vitrine illuminée des grands magasins, c’est Le Cadeau suprême du Créateur à ses créatures : la liberté d’enfant de Dieu, la liberté de cheminer personnellement vers la lumière, de se soustraire à l’arbitraire de régimes illégitimes, par l’esprit d’abord. Noël c’est la possibilité de sortir enfin de la grotte de Platon, celle où nous étions tous enfermés et soumis à une montagne d’images (Bilderberg en allemand…) infantilisantes, aguichantes ou terrorisantes et nous confortant dans l’illusion de vivre… Et au lieu de pouvoir me laisser aller à ces méditations automnales de l’Avent, je suis contraintes de subir les élections régionales et leurs campagnes insignifiantes. Je suis condamnée à redescendre au fond de la grotte, au fond du gouffre de l’illusion démocratique…

Bien sûr nous gardons l’espérance et nous pourrions voir dans ces élections une certaine réaction … Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et réaliser que tout de nos vies est décidé à notre place (naissance, éducation, mariage, mort…) par un système de plus en plus jacobin et mondial auquel toute formation politique doit faire allégeance pour exister. Pour la République française, grande inspiratrice de ce système, le Droit remplace la morale et la transcendance. Elle prétend se suffire à elle-même. Elle est compatible avec tout sauf avec ce qui la dépasse et c’est pour cela qu’elle est profondément anti-chrétienne. Ainsi, ce qui la dépasse, ce n’est pas l’abattage halal sanguinaire, violent et dangereux, ce sont les crèches toujours humbles et apaisantes…

Que veut-on quand nos jeunes chantent « kiss the devil » entrainés par le groupe « Eagles of Death Metal » qui milite pour l’usage de la drogue et la pornographie et se font tuer par des commandos nourris par nos impôts ?

Que veut-on quand à Anzy le Duc le vitrail de la Sainte Croix est menacé de remplacement par une « œuvre »  contemporaine-financière  (voir terre-et-famille.fr novembre 2015) ?

Que veut-on quand au lieu de nous laisser vivre cette fin d’année dans le calme nécessaire aux bilans, aux réflexions, aux rythmes biologiques ralentis et à l’Avent, on nous impose la campagne électorale ?

Qui commande, qui préside à la destinée de notre pays pour que rien n’échappe à la perversion ?

Profitons de cette période de l’Avent pour méditer…
Stéphanie Bignon, Terre et Famille, Décembre 2015

La république contre son peuple

Le renforcement du contrôle des chômeurs, alors que les gens n’ont jamais eu autant de difficultés pour gagner leur vie grâce à leur travail et face à une crise économique qui peut-être ne fait que débuter, montre l’arrogance du pouvoir face à son peuple. Continuer la lecture de La république contre son peuple

Le Pape François, au service de la franc-maçonnerie ou de la Miséricorde ?

La Sainte Vierge Marie nous demande d’être uni au Pape car des prêtres et évêques remettaient en cause son autorité sur les positions sur l’avortement par exemple. Paul VI et le pape Jean Paul II allaient à contre sens de la société civile et des médias. Aujourd’hui l’autorité du Pape François est contestée pour une raison diamétralement opposée car il paraît trop laxiste en matière de mœurs, les médias amplifient ses déclarations et louent son ouverture à l’évolution des mœurs. Par exemple Les médias considèrent que le Pape a fait un pas vers la reconnaissance du divorce. C’est un revirement et nous pouvons être désorienté d’autant plus que ce monde renie et inversent toutes les valeurs pour proposer celles qui rendent esclave l’homme : luxure, idolâtrie de l’argent, convoitise, concupiscence.

Pour nous aider dans ce discernement, je vous propose d’abord de lire ce qu’a écrit le père Georges Flieg, ancien responsable du mouvement sacerdotal marial en France :

Ce que nous devons retenir.
C’est que depuis 1917, le Seigneur n’a cessé de nous envoyer sa Mère, la céleste Prophétesse, pour nous appeler à la conversion pour la paix dans le monde.
Marie nous demande d’entrer dans son Cœur Immaculé par la Consécration, afin qu’elle puisse exercer sa Maternité à notre égard.
Depuis 1972, la Vierge a fondé le Mouvement Sacerdotal Marial, sa grande œuvre, pour former notre cœur et nous apprendre à vivre l’Évangile de son divin Fils. Marie se plaint de n’avoir pas été écoutée par le grand nombre.
Ses messages et ses nombreuses interventions accompagnées de grands signes n’ont été ni crus, ni acceptés. C’est pourquoi le Seigneur enverra une grande épreuve sur le monde entier, afin de purifier les Nations et les ramener à son Amour miséricordieux.

Mais ceux qui entreront dans le refuge du Cœur Immaculé n’auront rien à craindre. La Très Sainte Vierge nous demande les Cénacles en vue de nous former à la fidélité absolue à l’Évangile de son Fils, à l’unité avec le Pape, et pour implorer avec nous la venue de la nouvelle Pentecôte qui ouvrira pour nous l’ère nouvelle de la Civilisation de l’Amour et du règne du Christ sur les ruines de la cité « babeliste » d’aujourd’hui.

À propos du Pape, il faut dire que :
1- L’Église n’a pas été fondée par des hommes. Son Auteur, c’est Jésus-Christ. Par conséquent, elle est divine et il faut donc respecter tout ce que Jésus a fait.
Il a d’abord payé cette Église, qui est son Épouse, par le sang de sa Croix.
L’Église est par conséquent son bien, elle ne nous appartient pas, et les Évêques et les Prêtres n’en sont que les serviteurs, les gérants, et non les propriétaires.
Et les fidèles ont le droit strict de demander à leurs Évêques et leurs Prêtres l’enseignement intégral et correct de la Foi.

2- Or, la garantie de cet enseignement, c’est l’unité avec le Pape. Car Jésus a placé l’Apôtre Pierre comme fondement de son Église, et le Pape est le successeur de Pierre. Nous devons aimer nos Évêques et nos Prêtres, mais nous avons le droit d’exiger l’unité parfaite avec le Pape, car nous ne suivrons pas ceux qui renient son autorité.
Et pour être parfaitement clair, je voudrais ajouter ceci :
1- Le jour où le Pape meurt, on parle de vacance du Saint-Siège. Jusqu’à l’élection d’un nouveau Pape, aucun Cardinal, aucun Évêque ne peut changer quoi que ce soit dans l’enseignement du Pape défunt. Car il en est qui croient pouvoir faire alors ce qui leur plaît.
2- Le nouveau Pape, pour pouvoir être reconnu par tous comme le vrai successeur de Pierre, sera évidemment fidèle à tout le dogme de l’Église.
L’élection seule n’est pas suffisante, car l’histoire de l’Église parle de certains Papes qui furent des anti-Papes.

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Supposons que le nouvel élu dise, par exemple, « les femmes peuvent désormais devenir Prêtres » (ce que Jean-Paul II avait définitivement écarté), ou qu’il nie une vérité du Credo, par exemple, la Divinité du Christ, la présence réelle du Christ et de son Sacrifice dans la célébration de la Sainte Eucharistie, ou quelqu’autre vérité de la Foi (Purgatoire, enfer, etc.), il est clair alors que ce nouveau Pape n’est qu’un faux Pasteur : nous ne devrons jamais le suivre.
Il faudra s’en tenir à l’enseignement du Catéchisme catholique, et quelle que soit la longueur de cette « vacance », sachant bien que le Seigneur dénouera la crise.
Ce temps sera, d’une part, celui de la Grande Apostasie pour tous ceux qui suivront le faux Pasteur et, d’autre part, celui de la fidélité héroïque jusqu’au bout et quels qu’en soient les sacrifices, et quel qu’en soit aussi le nombre de « brebis fidèles ».

Analyse personnelle : La franc-maçonnerie s’est introduite dans le Vatican, aussi certains écrits qui n’ont pas pour objet la Foi peuvent avoir été influencés par ces francs-maçons. En effet le Pape se repose sur ses collaborateurs qui ne lui obéissent pas toujours comme dit dans le message 23 « Toujours avec le Pape ». Aussi en ce qui concerne la politique, nous pouvons ne pas être en accord avec le Pape tout en restant uni à lui : par exemple sur « l’autorité mondiale » dont il parle dans sa dernière encyclique « Laudato si’ ». L’important est de rester uni sur tout ce qui est énoncé dans le catéchisme de l’Église Catholique. Aussi, quand nous avons un doute, il est recommandé de se référer à ce catéchisme.

Sur la question des divorcés remariés et les questions qui en découlent, questions soulevées au synode sur la famille, se référer aussi au catéchisme : ne pas confondre divorce c’est-à-dire séparation et invalidation de mariage pratiquée par l’Église qui consiste à annuler un mariage par exemples suite à une union forcée, une tromperie comme dans le cas où l’un des époux ne veut plus avoir d’enfants ou un manque de conscience sur les engagements pris lors du mariage ; sur ce dernier argument de prise à la légère des engagements du mariage, le prêtre ou l’équipe de préparation au mariage ont aussi leur part de responsabilité. Le père Slavsko, prêtre de Medjurgorje au début des apparitions de Medjugorje, disait aux futurs époux que le mariage est une union à trois avec le Christ, et qu’en cas de rupture c’est le Christ que l’on quitte ! Ceci fait réfléchir si un des conjoints est tenté de divorcer.

Rappel paragraphe 1649 à 1651, Cathéchisme Église Catholique sur le mariage (Cathéchisme 1649 à 1651) :

1649 Il existe cependant des situations où la cohabitation matrimoniale devient pratiquement impossible pour des raisons très diverses. En de tels cas, l’Église admet la séparation physique des époux et la fin de la cohabitation. Les époux ne cessent pas d’être mari et femme devant Dieu ; ils ne sont pas libres de contracter une nouvelle unions. En cette situation difficile, la solution la meilleure serait, si possible, la réconciliation. La communauté chrétienne est appelée à aider ces personnes à vivre chrétiennement leur situation, dans la fidélité au lien de leur  mariage qui reste indissoluble.

1650 Nombreux sont aujourd’hui, dans bien des pays, les catholiques qui ont recours au divorce selon les lois civiles et qui contractent civilement une nouvelle union. L’Église maintient, par fidélité à la parole de Jésus Christ ( » Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard de la première ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère  » : Mc 10, 11-12), qu’elle ne peut reconnaître comme valide une nouvelle union, si le premier mariage l’était. Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Dès lors ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent pas exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète.

1651 A l’égard des chrétiens qui vivent en cette situation et qui souvent gardent la foi et désirent élever chrétiennement leurs enfants, les prêtres et toute la communauté doivent faire preuve d’une sollicitude attentive, afin qu’ils ne se considèrent pas comme séparés de l’Église, à la vie de laquelle ils peuvent et doivent participer en tant que baptisés : On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu.

Le pape François a simplifié la procédure d’annulation de mariage. Aussitôt les médias se sont emparés de ce sujet et ont déclaré que l’Église commençait à reconnaître le divorce. En analysant le catéchisme de l’Église Catholique, nous voyons que le pape ne contrevient pas aux fondements de l’Église, cependant c’est clairement un mauvais signal envoyé aux médias. Mais le pape peut-il adapter ses décisions en fonction des réactions des médias ? Bien sûr que non.

Mais cette simplification signifie que l’Église est moins rigoureuse concernant l’invalidation du mariage : là est la tension entre l’Exigence de la Foi Catholique et la Miséricorde de Jésus qui ne veut pas accabler l’homme ou la femme de lois trop lourdes qui ne sauvent pas l’homme.

Certes, cette simplification pose question, cependant n’est-elle pas aussi le fruit de la Miséricorde où il n’y aurait pas que les riches qui ont du temps libre qui puissent s’engager dans une longue procédure d’annulation de mariage, les gens simples pourront ainsi y accéder. Dans cette procédure simplifiée, le discernement de l’annulation reviendra finalement à l’Évêque qui aura la charge et la lourde responsabilité de sa décision devant Jésus, c’est un renversement de situation par rapport aux pratiques des pharisiens qui font reposer la charge sur les fidèles :

Jésus répondit: «Malheur à vous aussi, professeurs de la loi, parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, que vous ne touchez pas vous-mêmes d’un seul doigt. (Luc 11, 46)

Luc Cuisinier

Nos Eglises, cibles de l’islam conquérant

Monsieur Boubakeur a dévoilé ses convictions profondes : s’emparer de nos églises… En effet, sur une radio commerciale le 15 juin,  Dalil Boubakeur, le président du Conseil français du culte musulman, a exprimé la possibilité de « récupérer les églises vides pour le culte musulman », car selon lui « c’est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, fraternels ».

Qu’ai-je à répondre à cette demande du représentant des musulmans de France, tout en restant dans le cadre dans la foi chrétienne ?

D’abord ne pas juger Monsieur Boubakeur,  mais plutôt commenter et analyser ses propos dans le but d’édifier la communauté des croyants que sont les chrétiens et les musulmans.

Bien sûr des commentateurs ont affirmé que si nos églises étaient pleines, les musulmans ne pourraient pas clamer qu’elles sont vides. Notons sur ce point que la tendance est en train de s’inverser tout au moins en ville. Aussi, je serais curieux de connaître un peu mieux les églises dont monsieur Boubakeur veut s’emparer: sont-elles vraiment vides ? Il aurait pu être plus précis.Ceci peut laisser penser que son intention est surtout de récupérer des églises, vides ou pleines d’ailleurs, se justifiant aussitôt en enchaînant sur « les rites qui sont voisins et fraternels ».

Sur d’autres sites de ré-information, cette manipulation affirmant que nous avons même Dieu et rites voisins a été dénoncée, s’agissant d’une technique utilisée depuis longtemps par les musulmans pour endormir notre conscience. La Vierge Marie et le monothéisme rapprocheraient en ce sens chrétiens et musulmans…, sauf à dire que ces derniers rejettent la Très Sainte Trinité, que pour eux Jésus n’est pas le Fils de Dieu et qu’il  n’est pas non plus mort sur la croix. Ce qui montre clairement que nous n’avons pas du tout  le même Dieu et encore moins les mêmes rites, surtout pour les catholiques et les orthodoxes où le Très Saint Sacrement est vénéré avec une place essentielle réservée au fond du Chœur.

Et je passe  sur le fait que, selon les hadiths,  le fondateur de l’Islam, Mahomet, a fait couper 600 à 900 têtes de chefs de tribu des Banu Nadir à Médine et réduit en esclavage leur famille, sans oublier le sort réservé aux plus belles femmes, ceci plus de cinq cents ans après Jésus-Christ .

A ce propos, la sourate 4 verset 24  sur les femmes que l’on ne peut plus marier,précise : « et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d’Allah sur vous! » ; Un ex-professeur à l’université Al-Hazar ajoute dans son livre « Jésus et Mahomet », éditions Ourania: «En plus de ses épouses, Mahomet avait d’autres femmes  à sa disposition. Il s’agissait d’esclaves qu’il avait achetées ou acquises comme prisonnières de guerre ». Ce  comportement du prophéte Mahomet décrit dans les écrits d’origine musulmane est bien entendu incompatible avec l’enseignement de Jésus-Christ, contrairement à ce que dit Monsieur Boubakeur.C’est pourtant bien ce genre d’enseignement  qu’intègrent les imans lors de leur formation au sein de la plus prestigieuse université islamique du monde: « Al-Azhar » au Caire.

Deux versets de Saint Jean nous éclairent davantage encore (1 Jn: 2,22 ): «  Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’AntiChrist ! Il nie le Père et le Fils»(1 Jn:2,22). De la même façon, 2 Jn verset 7 nous dit également: « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’AntiChrist ».

Ainsi en s’appuyant sur  Saint Jean, on peut affirmer que l’Islam,  le  Coran, les hadiths  et leur  1500 ans d’histoire parsemée de massacres et de mise en dhimmitude, ne peuvent être d’inspiration divine mais plutôt l’oeuvre de l’AntiChrist.

Il serait temps de parler vrai, la pratique d’une certaine langue de bois n’est pas de nature à faire avancer nos frères musulmans en leur cachant la Vérité. Notre mission est de proclamer le salut de tous les hommes par notre Seigneur Jésus-Christ « crucifié pour nous sous Ponce Pilate » (Credo). La doctrine Chrétienne et ses rites dans la grande Tradition Catholique et Orthodoxe se distinguent ouvertement de l’Islam, contrairement aux affirmations de Monsieur Boubakeur .

Les églises ne sont pas non plus adaptées au culte musulman, sauf à les détruire, et Monsieur Boubakeur se sert simplement du prétexte d’églises pas assez remplies pour conquérir et faire disparaitre notre espace, un espace où  ces Eglises sont le symbole et l’incarnation de notre foi, de notre être profond et de nos racines.

L’architecture des églises ne reflète pas non plus la pensée de l’Islam. Les Eglises ont une architecture tournée vers la Croix et le Chœur, Cœur de Dieu incarné dans le Saint Sacrement, une incarnation de Dieu que les musulmans refusent.

Les Eglises sont tournées vers le ciel, leurs vitraux en hauteur visent l’élévation de l’âme vers Dieu.La forme de beaucoup d’églises rappelle la Croix, Croix dénoncée dans l’islam qui n’accepte pas qu’un homme de Dieu puisse mourir en croix.

La mosquée, ne parle pas non plus de Dieu lui-même ou de sa nature, le trouvant trop éloigné des hommes, à l’instar du déisme voltairien d’ailleurs. Dans l’islam, il n’est pas possible de se rapprocher de Dieu ou d’en parler. Les musulmans préféreront discourir de la volonté de Dieu sur l’homme.

Les mosquées sont un lieu de prosternation de l’homme face à  la loi de Dieu.Le dôme de la mosquée vise principalement la soumission à la loi de Dieu.

Le minaret est aussi particulier à l’Islam.Tout en hauteur, le muezzin se place au sommet, prenant en quelque sorte la place de Dieu, afin de lancer la prière conquérante à travers toute la ville. D’ailleurs pourquoi construit-on des minarets en France, si ce n’est dans l’objectif de les utiliser ? De même qu’adviendrait-il des vitraux qui n’ont strictement rien à voir avec le Coran et la vie de Mahomet ?Sachant notamment que toute représentation humaine ou même animale est interdite par l’Islam.

S’approprier d’églises bâties du courage, de la sueur de nos ancêtres, ne disposant alors que de moyens rudimentaires, vise en fait l’appropriation de notre civilisation, comme cela c’est déjà pratiqué dans le passé au sein des terres chrétiennes conquises par l’Islam.

Par voie de conséquence également, le musulman priant dans une église ressentirait une impression  de conquête et de supériorité, notamment s’il se trouve en terre catholique et à fortiori s’il s’agit de la fille ainée de l’église.

En conclusion, les propos de Monsieur Boubakeur tendent à montrer qu’il souhaite conquérir les églises, et par là, conquérir aussi la France et l’Europe. En effet, une mosquée et ses environs deviennent terre d’Islam : là figure l’unique et réel enjeu!…

Bien sûr, il est revenu sur ses propos et a pratiqué à nouveau la « taqïya » (mensonge ou double langage autorisé par l’Islam quand le musulman n’est pas en position de supériorité pour dire le fond de sa pensée), cependant Monsieur Boubakeur a clairement dévoilé sa véritable pensée.

« Face à l’Islam, il n’y a que la chrétienté qui peut nous sauver », c’est ce que disait Charles de Foucault, c’est également le propos de Saint Vincent de Paul (selon une citation du père Argouarch .

Si nous n’avons plus les moyens d’entretenir certaines églises en raison de leur désaffection, et si les sacrements n’y sont plus pratiqués, confions les avec Espérance et foi à notre Dieu. En effet,  une église n’a de sens que si elle est vivante au moyen de quelques messes et célébrations au cours de l’année.

En ce qui concerne nos Eglises en ville ou en agglomération urbanisée c’est-à-dire celles dont parle Monsieur Boubakeur  et qu’il veut s’approprier, défendons-les, levons-nous, ce sera l’occasion d’approfondir et de raviver notre foi.  La chapelle Saint-Joseph de Clermont Ferrand a été désacralisée pour être confiée au culte musulman, disons le clairement c’est une apostasie ! Seigneur, nous te demandons pardon pour cette désertion.

Pour nous chrétiens catholiques, si quelques églises sont données aux musulmans pour des raisons politiques et électorales,  nous pouvons toutefois continuer à espérer dans la foi et dans la prière.Que Dieu convertisse ces musulmans au Vrai Dieu Trinité Amour, et ce, au moyen de ces Eglises construites par nos ancêtres dans le  labeur et l’ Amour de Dieu. Là se situe  notre Foi.

Nous croyons en la Puissance de l’Amour, ainsi qu’ en la Justice de Dieu. C’est pourquoi, si des églises passent aux mains de musulmans, nous devons garder notre confiance en Dieu et ne pas cacher pas qu’il s’agit d’une véritable apostasie livrant nos églises au diable.

S’il manque de prêtres, organisons des adorations du Saint Sacrement, récitons le rosaire pour répondre à la demande de la Très Sainte Vierge Marie dans ses nombreuses apparitions comme à Lourdes, exerçons le véritable culte à notre Dieu Trinité Amour. Là est notre Foi, notre Liberté et la Vérité.

Notre devoir est aussi de prier pour la conversion des musulmans, ce que nous ne faisons pas assez dans nos églises. Par cette très belle prière du je vous salue Marie, nous pouvons aussi demander l’intercession de la Vierge Marie vénérée par les musulmans.

Pour terminer sur la foi et l’espérance, je vous conseille vivement de regarder cette vidéo « La chrétienté, mythe ou espérance ? » avec comme invité le père Argouarch, prêtre du village de Riaumont qui s’occupe d’enfants en très grande difficulté :
https://www.youtube.com/watch?v=X3qhhS3Hkb4
http://riaumont.net/

Cuisinier Luc

La fin de vie selon la république

Intervention  Jérôme Triomphe, avocat de Vincent Lambert sur Radio Courtoisie le 5 mars 2015.

Voleur de vies, voleur de morts.

François Hollande a confié aux députés Jean Léonetti et Alain Claeys la mission d’un rapport sur la fin de vie. Il a donné lieu à une proposition de loi dont les deux députés sont les rapporteurs. Cette proposition a été discutée en commission des affaires sociales les 17 et 18 février et elle va être débattue à l’assemblée nationale les 10 et 11 mars prochains.

Je vais vous entretenir de ce projet mortifère et terriblement dangereux en six points.

Premier point sur la potentielle dépossession de l’autorité parentale des parents. En l’état actuel du droit, le médecin d’une personne hors d’état d’exprimer sa volonté peut arrêter un traitement inutile disproportionnée ou qui apporte le maintien artificiel de la vie. Pour cela, il doit engager une procédure de réflexion collégiale et prendre l ‘avis de la  personne de confiance qui aurait été désignée par le patient ou à défaut de membres de la famille. L’actuel projet de loi précise que la personne de confiance ne sera qu’un témoin des volontés du patient dont le témoignage prévaudra sur tout autre témoignage. Notre état actuel du droit, c’est que les parents sont actuellement encore les représentants légaux de leur enfant mineur non émancipé. Ce sont eux qui prennent légalement les décisions pour leurs enfants. Et bien que prévoit le dernier article de la proposition Léonetti-Claeys, je cite « S’agissant des mineurs, les titulaires de l’autorité parentale sont réputées être personnes de confiance. ». Les parents ne sont donc plus décisionnaires  sur des questions de fin de vie. Ils ne sont plus que présumés être personnes de confiance, c’est-à-dire les témoins de la volonté de leur enfant mineur devant arrêter un traitement qui le maintiendrait en vie. Ainsi si un mineur se fait manipuler à l’hôpital et déclare, soit sur une vidéo ou soit par écrit, qu’il veut mourir pour abréger ses souffrances, les décisions de ses parents ne vaudront plus rien. Il faut en avoir conscience.

Deuxième point, la proposition de loi Léonetti-Claeys a décidé de tirer les conséquences de la décision du conseil d’état du 24 juin dans l’affaire Vincent Lambert. La proposition de loi Léonetti-Claeys considère que les règles posées par le conseil d’état le 24 juin sont gravées dans le marbre dont on fait les caveaux, alors que la CEDH (Convention européenne des droits de l’homme) étudie la validité de cette décision au regard des règles supérieures de  la convention européenne. La décision du conseil d’état n’est pas définitive mais la proposition Léonetti-Claeys a décidé de la graver dans le marbre de la loi. Sur le fond, la proposition de loi reprend notamment une règle de procédure qui a été établie par le conseil d’état sur le recueil de la volonté du patient hors d’état d’exprimer sa volonté. La proposition de loi Léonetti-Claeys se contente désormais, comme l’a fait le conseil d’état d’un témoignage et n’encadre en rien son contrôle, sa vérification, sa cohérence ou sa crédibilité. La proposition de loi reprend ainsi le mode d’emploi véritablement criminogène dans ses conséquences données par le conseil d’état. Si vous voulez hériter du richissime oncle Marcel, il vous suffira d’affirmer la main sur le cœur qu’il n’aurait jamais voulu vivre en état d’aizheimer  et si vous avez la chance que l’oncle Marcel soit insiluno dépendant , il suffira de supprimer son traitement, il tombera dans un coma diabétique et vous gagnerez des années sur l’héritage.

Troisième point de ce projet de loi mortifère, sur la demande d’arrêt de traitement d’une personne consciente cette fois, en l’état actuel du droit, une personne consciente peut décider d’arrêter un traitement. Mais si cet arrêt est susceptible de mettre sa vie en danger, le médecin a l’obligation légale de tout mettre en œuvre pour convaincre son patient de ne pas arrêter. Ce n’est que si le patient réitère sa volonté après un délai raisonnable que le médecin doit s’incliner. Et dans l’article cinq de la proposition actuelle, on change totalement de philosophie. De la protection de la vie, on passe à la promotion de la mort. Désormais, si un patient veut arrêter un traitement susceptible de mettre sa vie en danger, la proposition de loi supprime l’obligation pour le médecin de tout mettre en œuvre pour le convaincre. Le médecin n’a plus qu’une seule obligation, c’est de prendre acte de la volonté du patient sans même tenter d’argumenter.

Quatrième point, sur l’obstination déraisonnable pour les personnes inconscientes, la proposition de loi Léonetti-Claeys ne change absolument rien aux critiques fondamentales qui sont les notre dans l’affaire Vincent Lambert. Il n’existe toujours pas de définition de ce qu’est l’obstination déraisonnable, de ce qu’est un traitement disproportionné ou qui a pour seul effet le maintien artificiel de la vie. De même alors que le CCNE, le comité consultatif national d’éthique, avait réclamé un véritable processus de décision collégiale consensuelle, on en reste sur la bonne vieille mascarade de procédure collégiale consultative où le médecin en charge du patient peut se contenter de consulter pour la simple forme et décide seul, même contre l’opposition de tous. Non la seule précision dans la proposition, c’est bien dans le sens de la mort, c’est pour préciser que la nutrition et l’hydratation données par voie artificielle sont des traitements qu’on peut arrêter. Tout le reste est inchangé.  On pourra continuer à y mettre ce que l’on veut. Mais les deux points les plus importants son t ceux qui ont retenu l’attention des médias et des commentateurs. Mais il me semblait nécessaire quand même de préciser ces quatre premiers points qui n’ont pas été me semble-t-il suffisamment commentés.

Le cinquième point, ce sont les directives anticipées. Il est expressément prévu que le contenu des directives anticipées devra prévoir les conditions de l’arrêt d’un traitement. Ce sont donc des directives qui ne sont prévues par la loi à venir que dans un sens unique : celui de la mort. Celui qui fera des directives anticipées disant qu’il veut qu’on lui maintienne ses traitements, soins et nourritures, qu’il sache qu’elles pourront être écartées comme ne constituant pas les directives anticipées prévues par la loi. Tout cela n’empêche pas de les faire car elles vaudront toujours comme manifestation de volonté, mais que l’on sache que Léonetti-Claeys attendent des directives qui autorisent la mort et uniquement dans ce sens.  Le deuxième point sur les directives anticipées, c’est qu’il est prévu de rendre les directives anticipées opposables ou à tout le moins contraignantes. Ce qui est une triple folie, d’abord parce que par définition, elles sont anticipées. Si vous êtes en bonne santé et que vous tombez sur un reportage de propagande bien compassionnel sur l’euthanasie, vous allez  écrire vos directives anticipées sous le coup de l’émotion, demandant à mourir dans tel ou tel cas. Mais le jour où vous vous retrouverez dans cet état, vous aurez probablement changé d’avis comme en témoignent tous les soignants, ainsi que Philippe Bonnezoli borgaud devenu tétraplégique à la suite d’un accident de parapente. « Si on m’avait dit, si on m’avait demandé » dit-il « quand j’étais en bonne santé, j’aurais demandé effectivement qu’on me fasse mourir. Mais aujourd’hui, je suis content d’être en vie. ». La perfidie de la proposition actuelle, c’est qu’alors qu’en l’état actuel du droit, les directives ne sont valables que trois ans, elles sont désormais valable à vie, tant qu’elles ne sont pas modifiées ou abrogées. Ainsi à vingt ans, vous rédigez des directives anticipées sous le coup de l’émotion sans pouvoir vous projeter dans l’avenir et vous les oubliez dans un tiroir. Si on vous les ressort cinquante ans plus tard lorsque vous serez sans défense, on vous les appliquera sans état d’âme. La deuxième folie de rendre contraignante les directives anticipées, c’est qu’elles ne seront contraignantes que si elles sont conforme à la loi, c’est-à-dire comme je vous le disais précédemment qu’elles sont rédigées dans le sens d’une demande de mort. Des directives réclamant de vivre ne seront jamais contraignantes. La troisième folie, c’est que rendre contraignante cette directive de mort, cela équivaudra à imposer à un médecin qui ne le vaudrait pas un acte potentiellement d’euthanasie. Aucune clause de conscience n’est prévue, une seule limite est prévue dans la proposition mais elle est bien ténue. Le médecin pourra se délier de  directives qui apparaissent manifestement inappropriées. Ce n’est donc pas une question de conscience mais une question médicale qui permettra au médecin de s’en délier. Pour ce faire, le médecin devra consulter un autre médecin et motiver son choix par écrit dans le dossier. En pratique, cela permettra de ficher les médecins qui seront trop attachés à la vie des êtres humains.

Sixième et dernier point qui est le plus important, le droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès. D’abord une observation sur la question de la souffrance, quand on souffre, il n’y a plus rien qui compte: la volonté est pratiquement annihilée, on est en situation de faiblesse, on ne peut pas décider librement et en pleine lucidité. C’est dans ces cas là que certains patients disent je veux mourir. Mais une fois la souffrance soulagée, toute demande dans ce sens disparaît, c’est le témoignage unanime des soignants. Et la médecine peut soulager pratiquement toutes les souffrances. Mais parfois, nous avons une souffrance réfractaire quand il n’y a pas d’autre recours. Comment fait-on actuellement ?  On propose au patient de l’endormir pour vingt quatre heures et de voir s’il va mieux, parfois il demande à être rendormi à nouveau pour une nouvelle période et parfois, il va mieux, il souhaite pouvoir échanger avec ses proches, il demande à ne pas être rendormi. Cela est respectueux de la dignité humaine et de la possibilité de toujours pouvoir choisir d’être lucide tant que cela est possible. Mais Léonetti et Claeys veulent endormir les patients définitivement dans un acte euthanasique comme je vais vous le démontrer et en volant la mort des patients. A cet égard, que l’on soit croyant ou non, la mort c’est le grand voyage pour tous. Les soignants parlent d’angoisse spirituelle des patients dans ces moments là. Or au lieu d’accompagner ces angoisses et ces questions, au lieu de leur envoyer l’aumônier, au lieu de leur envoyer des bénévoles pour leur tenir la main, au lieu de leur permettre de mettre leur vie en ordre de se réconcilier avec les proches et avec le bon Dieu, on va voler la mort des patients pour les empêcher de la regarder en face, en étant soutenu et accompagné pour cela, ce qui relève des soins palliatifs que l’on ne développe toujours pas en France. Alors qu’est-t-il prévu de nouveau au regard de cette sédation dans la proposition Léonetti-Claeys ? En cas de maladie grave et incurable, si le patient le demande, il aura droit à une sédation profonde et continue entraînant, dit le projet, une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès. C’est déjà assez effrayant. Mais ce n’est pas tout, la sédation terminale sera systématiquement associée à un arrêt des traitements de maintien en vie. C’est le projet en cours, il s’agit d’une loi euthanasique par nature et dans l’intention. D’abord par sa nature, même s’il pouvait encore manger et boire quand il était éveillé, le patient ne le pourra plus une fois endormi, c’est l’évidence même. On ne pourra donc plus l’alimenter et l’hydrater que par voie artificielle. Mais comme l’alimentation et l’hydratation artificielle sont définies comme un traitement et que le traitement sera définitivement arrêté avec une sédation, c’est la loi, le patient  ne mourra pas de sa maladie, il mourra bien de faim et de soif parce que l’on aura provoqué sa mort par déshydratation automatiquement associée à la sédation. Il s’agit bien d’un acte euthanasique par nature. Ensuite c’est un acte euthanasique dans l’intention du législateur. Il ne s’agit pas d’endormir des patients pour les soulager de souffrances réfractaires, il s’agit de les endormir dans le but de les faire mourir, même si les promoteurs de cette loi contestent toute volonté euthanasique. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’aveu même d’Alain Claeys, le rapporteur de la loi dans Libération le 26 novembre 2014 : « Pour la première fois, nous parlons d’une aide à mourir, il s’agit d’une intention euthanasique ». Alors la double conséquence logique de tout cela, premièrement c’est que la sédation profonde et terminale va devenir automatique. Au lieu de développer les soins palliatifs et d’entourer les patients, on va les culpabiliser en les incitant à demander une sédation terminale. La deuxième conséquence logique, c’est qu’il va falloir accélérer le processus, car enfin, quand on a une personne que l’on a endormi pour ne plus jamais la réveiller, puisqu’elle va mourir de déshydratation en quelques jours, alors pourquoi attendre encore plus ? C’est absurde, donc on poussera sur la seringue l’hypnovel, on augmentera la dose de sédatif, et on provoquera la mort en quelques minutes. Cette proposition de loi Léonetti-Claeys est la plus mortifère et la plus hypocrite qui soit. Et pour la faire passer, on prétend qu’on refuse l’euthanasie en se contentant d’endormir les patients. Ce sont en réalité nos consciences et notre vigilance qu’ils veulent endormir selon la technique du voleur chinois, quand nous nous réveillerons, il sera trop tard. C’est pour cela que chacun, nous devons écrire à nos députés, argumenter, dénoncer, convaincre et réclamer que notre législateur et nos médecins reviennent à l’antique serment d’Hippocrate qui résume tout et condamne par avance cette loi à venir : « Je ferai tout pour soulager les souffrances, je ne prolongerai pas abusivement les agonies, je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses, que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque. ».