Urgent : les Etats Unis déclarent la guerre à la Syrie au risque d’une troisième guerre mondiale

Les faits :

« L’agence de presse britannique Reuters a ainsi rapporté que le 4 avril, l’armée gouvernementale syrienne aurait lancé une attaque aérienne contre la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, en utilisant des munitions contenant du « gaz toxique ». Selon Reuters, le raid aurait été mené par des « avions appartenant à la Russie ou au gouvernement syrien ». » Source Sputnik

Questions sans réponses :

  • Pourquoi Bachar al-Assad aurait-il utilisé des armes chimiques alors qu’il gagnait la guerre en Syrie face à AL Nosra (*) et l’état islamique Daech ?
  • La libération d’Alep par l’armée syrienne s’est faite sans arme chimique et avec beaucoup plus de subtilité militaire dans la gestion des civils pris en otage dans cette guerre contrairement à ce qui se passe actuellement à Mossoul avec la coalition US. Alors pourquoi Bachar Al Assad aurait-il utilisé maintenant des armes chimiques alors qu’il s’est révélé fin tacticien et très patient dans la bataille d’Alep qui a duré près de 5 ans ?
  • Si Bachar Al Assad utilisait des armes chimiques, alors l’attaque américaine de la base syrienne de Shayrat où sont censés décollés les avions avec ces armes aurait dû provoqué une explosion de quelques bombes chimiques prêts à ‘utilisation et répandre le gaz sarin. Au contraire, il n’y a pas eu d’intoxication et personne ne portait de masques à gaz sur cette base.

Attaque chimique : Par qui et comment ?

  • Selon l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), En 2014 les armes chimiques et leurs vecteurs ont été évacués de Syrie et détruits.
  • En août 2014, la destruction en Méditerranée des armes chimiques les plus mortelles possédées par Damas avait été annoncée. Dans un communiqué, le président Barack Obama avait lui-même assuré que les armes avaient été détruites par « des professionnels civils et militaires en utilisant un mécanisme américain unique en son genre ».
  • Les témoignages fournis par les Casques blancs (**) qui se sont retrouvés à un moment très opportun à l’épicentre des événements, posent également question. Sur les images de ces « sauveteurs » on voit un cratère formé par un obus alors que, comme l’affirme l’expert militaire Viktor Litovkine, les bombes aériennes chargées de substances chimiques explosent généralement à proximité du sol et ne laissent pas de cratères. Et si jamais une telle bombe (de minimum 250 kg) explosait au sol, le cratère serait bien plus large que celui qu’on voit sur les images diffusées par Reuters.(source Sputnik). Il est également étrange qu’aucun éclat de bombe n’ait été retrouvé depuis 24 heures, ce qui aurait pu permettre de faire la lumière sur l’origine de l’obus.

  • Attaque chimique : Par qui et comment ? aucune réponse vérifiée et prouvée à ce jour à cette question.

A qui Profite le crime ?

  • Cette attaque à l’arme chimique met un frein à l’avancée de Bachar al Assad face aux rebelles et ne lui profite pas ni au peuple syrien.
  • L’administration américaine convainc Donald Trump d’attaquer la Syrie à l’aide de photos sur cette attaque.
  • Ce 6 avril, Emmanuel Macron, successeur politique de François Hollande, plaide pour une intervention militaire en Syrie après l’attaque chimique. François Hollande avait aussi prévu d’attaquer la Syrie le samedi 31 Août 2013 avec des rafales prêts à décoller.
  • Ce jeudi 6 avril au soir, Trump lance 59 missiles en Syrie en représailles à l’attaque chimique présumée. « L’aéroport a été presque totalement détruit: le tarmac, le dépôt de fuel et le bâtiment de la défense aérienne ont été pulvérisés », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) basé à Londres et étrangement bien renseigné sur cette opération.
  • La Grande-Bretagne soutient pleinement les frappes américaines contre une base aérienne en Syrie, a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique ce vendredi 7 avril. (lien Agence Reuters et casques blancs).

Nous le voyons les conclusions d’accusation contre Bachar Al-Assad par les instances internationales et les médias à leurs ordres sont hâtives et servent des intérêts diaboliques dépassant le peuple Syrien. L’histoire se répète, après le Koweït, l’Iraq et la Lybie, la coalition sunnite et anglo-saxonne avec en toile de fond Israël mettent le chaos dans la Syrie, avec le danger de déclencher une troisième guerre mondiale, qui est heureusement peu probable vu le sang froid de Monsieur Poutine.

Question finale : Depuis Pompidou, dans le but d’affaiblir notre richesse économique, spirituelle et culturelle, n’est-ce pas ce même chaos qui est diffusé subtilement en France par les Etats Unis avec maintenant ce quinquennat catastrophique d’Hollande aidé par Emmanuel Macron durant sa campagne électorale et ces 5 années de gouvernement ?

* AL Nosra est renommé en 2016 Front Fatah al-Cham ou  Al-Qaïda en Syrie puis Hayat Tahrir al-Cham en 2017. « Al-Nosra tire sur les civils qui tentent de quitter Alep » : https://www.youtube.com/watch?v=NbNhZV26KWQ)

** Casques blancs : Créés en 2013 par James le Mesurier, un ancien officier britannique reconvertit dans le mercenariat, dont la société est basée à Dubai (Qatar). Leur vice-président, Abdulraman Al-Mawwas reçu par François Hollande, a indiqué que le groupe reçoit ses financements des États-Unis, de l’Angleterre, de la Hollande, de l’Allemagne et du Danemark. Une liste de généreux donateurs, de gouvernements qui ont, comme le rappelle Vanessa Beeley, « publiquement pris position et investi en faveur d’un changement de régime en Syrie ». Sur le financement casques blancs :« Je suis fier d’affirmer que nous leur accordons environ 32 millions de livres sterling (plus de 35 millions d’euros) de financement comme partie d’un paquet plus grand de 65 millions de livres sterling (72 millions d’euros) », renchérit le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson. « Nous leur accordons, via USAID, quelque 23 millions de dollars d’assistance (environ 21 millions d’euros) », déclare ainsi Mark Toner.

Église et Immigration Le grand malaise

Voici un entretien tiré de l’hebdomadaire « L’Action Française » du 16 février de Philippe Mesnard qui a recueilli les propos de Laurent Dandrieu, Rédacteur en chef des pages « Cultures » de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Laurent Dandrieu vient de publier « Église et immigration : le grand malaise » aux Presses de la Renaissance (288 pages, 17,90 euros).

L’action Française 2000 – En France, pour l’Église, refuser l’immigration, c’est souvent être xénophobe, donc non chrétien… Pourquoi la question des migrants est-elle devenue un test pour reconnaître le « bon catholique » ?

Laurent Dandrieu – Cela me semble un bon test de la façon dont certaines vertus chrétiennes sont devenues folles, jusque dans l’Église. Aujourd’hui y règne souvent une forme d’idolâtrie de l’accueil qui n’est qu’une caricature de charité : si vous n’êtes pas pour l’accueil inconditionnel du migrant, vous êtes contre l’Évangile, vous ne reconnaissez pas l’autorité du pape. On n’a plus le droit de rappeler que l’impératif de charité comprend aussi le respect du bien commun (qui est la charité que l’on doit au pays dont l’on est citoyen), de la justice (qui est une charité que l’on doit aux plus proches, que l’on n’a pas le droit de sacrifier aux plus lointains), de l’efficacité (qui est une charité que l’on doit à ceux à qui l’on propose de faire le bien). Au fond, ce qui se joue derrière cela, c’est la transformation du catholicisme en un humanitarisme désincarné. Une caricature de charité vise plus à prendre une posture avantageuse qu’à faire effectivement du bien, et une caricature d’universel prétend faire l’impasse sur les communautés naturelles. S’opposer à cette idolâtrie de l’accueil, c’est s’opposer à un certain discours universaliste qui a envahi l’Église, qui ne veut plus voir de bien commun que mondial et considère tout point de vue national comme rétrograde, étriqué, renfermé.

La doctrine sociale de l’Église est-elle universelle ou bien intègre-t-elle une nécessaire adaptation à la société à laquelle appartient le catholique ?

Il me semble qu’elle est à la fois universelle et enracinée : elle combine l’appel à la fraternité universelle et l’incarnation dans des communautés naturelles, de la famille à la nation, qui sont le cadre naturel de la charité et les médiations qui nous permettent d’accéder à l’universel. Or, aujourd’hui, cet équilibre est rompu, et la fraternité universelle devient de plus en plus une idole qui dévore tout. En étudiant les textes du Magistère, j’ai mis en lumière dans mon livre que, de manière continue depuis Jean XXIII, l’Église a adopté un ton messianique pour parler des migrations, qu’elle voit comme un signe de l’inéluctable évolution vers « l’unité de la famille humaine » ; c’est Jean-Paul II qui y voit un moyen choisi par Dieu « pour signifier son plan de rédemption par l’homme », et François pour qui elles sont l’occasion de la naissance « d’une nouvelle humanité, annoncée par avance dans le mystère pascal : une humanité pour laquelle toute terre étrangère est une patrie et toute patrie est une terre étrangère », en passant par Benoit XVI qui nous invite à les regarder comme « la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu ». Alors, l’Église a beau reconnaître le droit des États à réguler les flux migratoires, on sent bien que ce droit pèsera peu face la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu

On a l’impression que le Ralliement de Léon XIII a signé un renversement de perspective : au lieu que l’Église soit la boussole du monde, ne s’est-elle pas donné le monde comme boussole ?

Il est certain que, depuis la Révolution française, l’Église bute sur cette question de savoir comment se positionner par rapport à la modernité et que, de Léon XIII à Jean XXIII, et de Paul VI à François, la tentation de transformer l’Église en une structure d’accompagnement spirituel des évolutions du monde moderne est récurrente. Sans que les résultats de cette pastorale de l’accompagnement apparaissent pour le moment très probants…

Le pape a-t-il raison sur tout et le catholique doit-il suspendre son jugement, en considérant que l’Église se situe dans une perspective différente de celle du monde ?

Ces questions migratoires sont éminemment politiques et l’Église n’a pas là-dessus de garantie d’infaillibilité : je montre dans mon livre que ses positions relèvent du degré le plus faible du Magistère, celui auquel nous devons une écoute attentive et loyale, sans être tenus à l’obéissance. Au contraire, notre condition de laïcs immergés dans une société laïcisée nous rend plus conscients de certaines réalités, sur lesquelles il est de notre devoir d’alerter la hiérarchie de l’Église si nous avons le sentiment qu’elle fait fausse route.

Le pape prêche-t-il vraiment l’accueil inconditionnel des migrants ? Et celui-ci est-il vraiment évangélique dans toutes ses conséquences ?

Sur ce sujet comme sur d’autres, le pape François tient des propos souvent contradictoires. On y trouve à la fois quelques appels à la prudence et des affirmations selon lesquelles « si un réfugié arrive, en dépit de toutes les précautions liées à la sécurité, nous devons l’accueillir, car c’est un commandement de la Bible ».  Mais au total, les secondes dominent un discours qui, par son martèlement obsédant, a pour effet de culpabiliser les catholiques qui voudraient résister à l’invasion migratoire. media_xl_3575029D’autant que, dans le même temps, le pape explique pour le coup sans aucun bémol que la présence de l’islam en Europe ne pose aucun problème et que les vrais musulmans ne recherchent que la paix et le dialogue… L’accueil inconditionnel des migrants ne me paraît pas vraiment évangélique pour au moins trois raisons : parce qu’il fait miroiter aux candidats à la migration une prospérité dont nous n’avons pas les moyens ; parce qu’en contribuant à l’appel d’air qui précipite des peuples entiers vers l’Europe, l’Église se rend complice d’une terrible saignée que dénonçait récemment dans un livre d’entretiens avec Charlotte d’Ornellas le patriarche syrien Grégoire III Laham, déplorant que cette émigration prive son pays (et d’autres) des forces vives dont il a cruellement besoin ; enfin parce que ce souci exclusif du lointain s’exerce concrètement au détriment du plus proche, ces Européens dont les souffrances sont ignorées et les inquiétudes condamnées par l’Église. Celle-ci est tellement soucieuse de ne pas être identifiée à la droite et à toute préoccupation identitaire qu’elle en oublie que ce souci accentue le gouffre qui s’est créé entre elle et les peuples européens, et donc accentue son déclin sur notre continent.

L’Église officielle est-elle présente dans les véritables périphéries de notre société (campagne désertée, banlieues déchristianisées, esprits déstructurés) ou s’est-elle repliée dans des zones de confort, en s’abritant derrière l’alibi du manque de prêtres ?

Il me paraît évident que la périphérie existentielle constituée par les populations européennes saisies d’insécurité culturelle et d’angoisse identitaire devant l’immigration de masse et l’islamisation de l’Europe qui arrive dans ses bagages n’intéresse pas aujourd’hui l’Église, comme si c’était une périphérie qui n’était pas assez valorisante pour elle, et que la condamnation du populisme justifiait qu’on ne s’y intéresse pas. Son attention semble entièrement mobilisée par ces prolétaires des nations que sont à ses yeux les immigrés, en vertu d’une sorte d’application aux peuples de l’option préférentielle pour les pauvres.

La conversion des immigrés musulmans est-elle une solution religieuse à un problème politique ?

Convertir les musulmans est de toute évidence une urgence ; encore faut-il s’en donner les moyens. C’est-à-dire ne pas décourager ces conversions, d’une part en expliquant sur tous les tons aux musulmans que leur religion est admirable, d’autre part en dissuadant concrètement ceux qui se présentent quand même, de peur de fâcher les communautés musulmanes locales en les baptisant. De toute façon, la conversion massive des musulmans immigrés apparaît une tâche colossale, qui ne semble pas, sinon marginalement, à la portée d’Églises européennes terriblement affaiblies. Alors qu’il serait comparativement beaucoup plus aisé de réévangéliser les Européens si on voulait bien cesser de mépriser leurs aspirations légitimes à la protection de leur identité. C’est là que réside la clef d’une renaissance possible du catholicisme en Europe. C’est seulement une fois cette reconquête-là entreprise que l’on pourra songer à convertir massivement les musulmans.

Propos recueillis par Philippe Mesnard – Action française
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