Lettre à l’intention des musulmans.

DIEU, LE CORAN, L’ASSOCIATION

Résumé en fin d’article.

Lettre aux musulmans dédiée à Dieu Le PERE

Les musulmans se revendiquent du pur monothéisme et accusent les chrétiens d’associer Jésus et Marie à Dieu (5.116; 5.73; 6.101 ; …) s’opposant ainsi au christianisme (4.48; 6.20-24) qui serait souillé de polythéisme (9.31). L’islam voue même les chrétiens à l’enfer (5.73; 9.17; 48.6; 98.1-6; …) alors que les chrétiens ont toujours professé un seul Dieu dans leur credo : « Je crois en un seul Dieu ». Qu’en est-il dans l’analyse des versets de la bible et du Coran ?

 

La révélation en Jésus-Christ

Nous vivons dans un monde fini connaissant le péché car nous nous sommes coupés de Dieu. Dans ce monde, Dieu, Sagesse infinie, Amour éternel, créateur de notre monde a parlé aux hommes, s’est laissé découvrir à travers les prophètes et l’histoire du peuple hébreu (He 1.1). Tous les livres du monde ne pourront jamais dévoiler toute la pensée et la perfection divine qui est infinie et éternelle par essence. Mais le Verbe de Dieu, dans sa perfection, sa liberté et sa sagesse a choisi de se faire connaître auprès de sa créature déchue en s’incarnant en homme créé dès l’origine à l’image de Dieu. Et par cet acte sublime, il restaure la dignité de l’homme. Pour éclairer définitivement les hommes et montrer son Amour et sa Justice infinie, il s’est incarné en homme nommé Jésus, « Dieu Sauve », par qui la révélation peut s’exprimer pleinement aux hommes car il a uni sa nature divine à notre nature humaine (Jn 1). Il est le seul qui aie dit « Je Suis » (Jn 8,12,24,28 ;13,19), titre réservé à Dieu (Ex 3,14) : « En vérité, en vérité, Je vous le dis, avant qu’Abraham fût, Je Suis » (Jn 8,58), ou encore « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14,6). Par ce titre, Jésus a dévoilé sa double nature humaine et divine. C’est pour cela que les juifs l’ont crucifié car auteur du blasphème suprême : « Tu es donc le Fils de Dieu » (Lc 2,70). Il donne la vie éternelle (Jn 4,14), purifie (Lc 5,13), pardonne les pécheurs en tant que Dieu (Lc 5,20-21), est la Parole de Vérité qui rend libre (8,31-33,36). Le Verbe de Dieu se laisse découvrir et aimer sans limite en respectant notre liberté et selon notre mesure.

Les chrétiens, éclairés par l’Esprit-Saint, ont été amenés à découvrir à travers la vie de Jésus que Dieu est Un, est l’Unique en une seule nature spirituelle, union et communion du Dieu Père, Fils et Saint-Esprit se glorifiant mutuellement dans un échange d’Amour éternel et parfait. « A vin nouveau, outres neuves » (Mc 2,22) ; à révélation nouvelle, vocabulaire nouveau : dans la continuité des écritures de la Bible avant Jésus-Christ, Ancien Testament, dans lesquelles on trouve déjà des allusions à la Parole de Dieu et au Saint Esprit, il a fallu chercher le vocabulaire pour exprimer pleinement cette révélation que Jésus nous livre par Sa Vie à la fois humaine et divine, Fils et Verbe de Dieu. Même dans son imperfection, ce vocabulaire comme « personne » issu du droit romain dont la foi chrétienne a enrichi le sens, « nature », « engendrer », « procéder », « tri-unité » permet de rentrer dans le Mystère de Dieu sans l’enfermer. Qui peut dire en étant cloué sur une croix « Tout est accompli » (Jn 19,30; Mt 5,17; Lc 4,21) sinon Le Créateur, Verbe de Dieu, engendré par Le Père (Jn 1), ou encore « Je vous donne un commandement nouveau ; vous aimer les uns les autres ; comme Je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » (Jn 14,14) sinon le Principe de l’Amour, Dieu lui-même ?

 

Les traces de La Parole de Dieu dans le Coran

Certaines sources du coran proviennent des ébionites, appartenant à un courant hérétique judéo-nazaréen, qui nient la divinité du Christ (messie) et qui s’étaient réfugiés dans la Syrie actuelle après la destruction de Jérusalem. Aussi des expressions chrétiennes transparaissent dans le Coran comme Fils de Marie, Parole de Dieu ou Parole de Vérité. Le Coran affirme que Jésus est la Parole de Dieu (3.45 ;4.171 ;19.34) tout en niant en même temps que Jésus soit Dieu (4.171). Ce faisant, la divinité de la Parole est niée, le Coran retire de Dieu sa Parole : l’islam ne mutile pas ainsi Dieu ? (St Jean-Damascène)

 

Le Coran et Dieu sont-ils associés ?

Comme palliatif, les musulmans croient que le Coran est la Parole de Dieu. Pas de Coran, pas de parole de Dieu, pas d’islam : le coran est devenu indissociable de Dieu pour les musulmans. Le Coran, créé ou incréé, est associé à Dieu pour l’éternité et devient un relais indispensable entre Dieu et les hommes car il est sa parole. Or prétendre que la pensée de Dieu envers les hommes est dans un unique livre aussi parfait soit-il est diviniser un livre en l’associant à la perfection de Dieu. L’islam réduit à un livre la pensée de Dieu pour l’humanité : ce Dieu peut-il être « grand » ? Le Verbe de Dieu s’est fait homme car l’homme a été créé dès l’origine à l’image de Dieu, donc Dieu en unissant sa nature divine avec notre nature humaine peut parfaitement porter la Parole de Dieu, au contraire d’un livre qui ne peut qu’être imparfait car il n’est pas à son image. En mutilant Dieu de sa Parole et en niant la divinité du Christ, l’islam est obligé de verser dans l’association du Coran à Dieu pour se justifier et simplement exister.

En niant la divinité de la Parole de Dieu, DIEU NE SE SUFFIT PLUS à LUI-MEME, il a besoin d’un associé comme le Coran pour parler à l’homme créé pourtant à l’image de Dieu.

De plus, il est écrit dans le Coran que Dieu a insufflé son souffle de vie (21.91,15.29) et Esprit (32.9,38.72, 5.110). Pourtant l’islam dans sa doctrine ne professe pas Dieu Saint Esprit. N’est-ce pas une nouvelle mutilation de Dieu en ne Le confessant pas Saint-Esprit ?

 

Mahomet et Dieu sont-ils associés ?

Un livre étant insuffisant et avec un Dieu sans Esprit divin, l’islam a besoin d’un messager pour donner un esprit et rendre vivant le livre : mais n’est-ce pas le propre de Dieu de ne dépendre de personne pour exister ? Pour le musulman, Mohammed est l’« excellent modèle » (33.21) et personnifie ce messager. Dans l’islam, la terre entière devrait devenir musulmane, il serait donc modèle pour tous les hommes. Mohammed devient le second associé de Dieu alors que son comportement est très critiquable : polygamie encouragée, esclavagisme, rafles (8.41), massacres (8.67/68), inceste avec Zaynab la femme de son fils adoptif (33.37-38 ;Ibn Kathir), épouses à « labourer » (2.223) que l’on peut battre (4.34), esclaves sexuelles, milkelimen en Arabe,  issues de butins (4.3 ; 23.1-6 ;33.52 ;70.29-30 ;Bokhari 8.77,600), sort à peine plus enviable pour les épouses « toutes celles dont vous jouirez » (4.24), Mahomet a eu 13 épouses et 23 « milkelimen » (Ibn  Kathir), prise de possession des   infidèles (33.26 ;8.41,69; 16.71; 30.28; 48.19,20), la sourate 66 sert à justifier la liaison de Mahomet avec une esclave copte Marie. Toutes ces pratiques sont décrites sous une apparence de justice près de 600 ans après Jésus-Christ et même après Clovis. Le coran reconnaît cependant que ce modèle est pécheur (48,2) et il faut reconnaître que de très nombreux inconnus sont de plus beaux modèles que Mahomet : pourquoi donc le suivre les yeux fermés ? parce que Dieu l’aurait commandé ? Donc Il est bien son associé : « Ceux qui offensent Allah et son messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l’au-delà … » (33.57). Aucun pardon n’est possible pour l’éternité à ceux qui l’offensent alors qu’il n’est pas irréprochable. Au contraire, Jésus-Christ, qui n’a pas péché, pardonne à ceux qui l’ont offensé à l’exception du péché contre l’Esprit Saint (Mt 12,31-32 ; Lc 12,8 ; Mc 3,28-30).

Obéir au messager revient à obéir à Allah (4.80) et le prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils en ont sur eux-mêmes (33.6), n’est-ce pas de l’idolâtrie ? L’islam recrée ainsi des dieux inférieurs ou demi-divinités indispensables à l’action de Dieu. Ainsi Allah est le meilleur des créateurs (23.14 ;37.125) et non Le Créateur. La profession de foi musulmane est « il n’y a point de divinité en dehors d’Allah et Mohammed est l’Envoyé d’Allah » (Lâ ilâha illa Allah, Mohammed rasûlu Allah). Cette chahadah ne dit pas « je crois en un seul Dieu » mais « il n’y a point de divinité en dehors de Dieu » ou « il n’y a que Dieu qui soit Dieu», ce qui montre une foi qui ne professe pas Dieu directement mais s’oppose aux supposés associateurs. La chahadah ne projette pas le priant vers Dieu mais vers ses adversaires. C’est une profession de foi sur la défensive ou l’attaque qui associe Mahomet à l’action divine en remplacement de l’Esprit-Saint. D’ailleurs les musulmans ne s’y sont pas trompés car ils ont essayé de justifier dans la Sîra que Mohammed avait été annoncé par Jésus-Christ comme le paraclet ou l’Esprit Saint en reprenant les versets de Jean 15,23-26 ;16,1 et en traduisant paraclet par al Muhamanna, ce qui est évidemment absurde car les apôtres ont reçu l’Esprit-Saint annoncé dans ces versets dès la Pentecôte soit plus de 500 ans avant la naissance de Mohammed (Ac 2). De plus  Jean spécifie bien que le paraclet est l’Esprit de Vérité qui vient du Père, ce qui est évidemment contradictoire à la croyance islamique : la Sirah évacue cette nuance importante en remplaçant Père par Dieu. (cf www.lemessieetsonprophete.com/annexes/s.61,6_ahmad.htm pour l’exégèse de ces textes).

 

La révélation Dieu, Père Fils et Saint Esprit nous montre la nature de Dieu et nous faire rentrer dans sa Vie

En mutilant Dieu de sa Parole et de son Esprit, l’islam n’est-il pas obligé d’associer le coran et son messager à Dieu et de créer non pas une trinité mais une triade ? L’homme qui devient musulman par la récitation de la Chahâdah confie toute son existence à un envoyé pris comme modèle suprême qui est un homme pécheur. Le chrétien, lui, confie son existence et son salut à Jésus-Christ, Fils de Dieu et Sauveur. Le soleil est à la fois lumière, chaleur et combustion, de même Dieu est à la fois Père et à la fois Fils et à la fois Saint Esprit. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont chacun leurs particularités dans une même nature, ils sont liberté d’union et sont le même Dieu Amour : pas de Père sans le Fils et le Saint Esprit, Pas de Fils sans le Père et le Saint Esprit, pas de Saint Esprit sans le Père et le Fils : tout est relation, les trois sont Un. Le Père, le Fils, le Saint Esprit par leur union sont chacun pleinement le seul Dieu et vice versa Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Jésus dit « Je suis dans le Père et le Père est en Moi » (Jn 14,11). L’homme et la femme sont créés à son image sans être Dieu et appelés à s’unir et former une famille à l’image de Dieu. Ils sont appelés à s’unir grâce à l’Esprit Saint. Dieu n’a pas besoin d’associés pour se révéler, Jésus n’a pas écrit ou dicté un livre. Sa révélation est sa vie, accomplissement parfait de la Parole de Dieu en union à son humanité image de Dieu pour libérer l’homme de l’esclavage du péché et apporter l’assurance du salut éternel à ceux qui l’accueillent en pleine liberté. Par Amour pour ses créatures afin qu’elles soient restaurées à Son image, Il nous appelle à participer librement à sa vie divine au sein de notre humanité, Il nous commande de L’annoncer par son Esprit : « Jésus, s’étant approché, leur adressa ces paroles: « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » » Mathieu 28,18-20. Point besoin de Mahomet, l’Esprit est envoyé à jamais.

Les évangélistes ont écrit sous l’inspiration de l’Esprit Saint. Dieu se révèle par Lui-même, Le Christ nous annonce une bonne nouvelle : nous sommes invités à participer, à communier à sa vie divine. Y répondrons-nous ? La foi n’est-elle pas avant tout une réponse à Dieu dans la confiance ?

 

« Bien que présenté comme le pur monothéisme, l’islam ne peut renoncer à un seul élément de cette triade : sans Allah, pas de Coran ni de Mahomet ; sans Mahomet, pas de Coran ni d’Allah ; et sans le Coran, Allah n’a pas envoyé Mahomet et Mahomet n’est pas son envoyé. L’islam repose sur la foi en une trinité, aussi vrai que rien ne peut se passer d’une structure trinitaire. Tout ce qui existe, qu’il le sache ou non, qu’il le veuille ou non, rend ainsi gloire au vrai Dieu qui est la Sainte Trinité, le vrai Dieu combattu par l’islam !  Les musulmans ne sont-ils pas de vrais “associateurs” en croyant en la triade : Allah, Mahomet et le Coran ? » (Père Pagès).Au contraire, Dieu révélé par Jésus, Père, Fils et Saint Esprit en une même nature, est le Dieu qui se suffit à Lui-même et qui se donne par Amour car Il est Amour.

 

Citations :

Saint Jean Damascène, né en Syrie dans les débuts de l’islam, côtoie les musulmans et fonde sa critique de l’islam en reprenant leur doctrine qui est basé sur le Christ, Parole de Dieu :

« A nouveau nous leur répondons : « Puisque que vous affirmez que le Christ est la Parole et l’Esprit de Dieu, comment donc pouvez-vous nous taxer d’associateurs ? Car la Parole et l’Esprit sont inséparables de celui en qui tout cela a son origine. Si donc, la parole est en Dieu, il est évident qu’elle est Dieu également. Si d’autre part, elle est en dehors de Dieu, alors Dieu, d’après vous, est sans Parole et sans Esprit. Ainsi donc en essayant de ne pas mettre d’associés auprès de Dieu, vous avez mutilé Dieu. Car il eût été avantageux pour vous de dire que Dieu a un associé, plutôt que de le mutiler et de le présenter de la même manière qu’on le ferait pour une pierre, du bois ou tout autre objet inanimé. C’est ainsi que vous nous appelez « Associateurs » ; à tort : nous par contre vous appelons « Mutilateurs » (koptas) de Dieu. »
Cette argumentation est une véritable preuve par l’absurde.
Cette citation qui date du 6ième– début 7ième siècle montre que Jésus est la parole de Dieu dès les débuts de l’islam car son argumentaire face aux musulmans est basé dessus. Cette argumentation est une véritable preuve par l’absurde.

 

He 1.1 « Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par un Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui il a fait les siècles ».

Coran 5.116 : “Et lorsqu’Allah dit à Jésus  «Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens: «Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah?» Il dira: «Gloire et pureté à Toi! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. ”

  • Dans ce verset, la description de la Trinité est erronée car Marie est une divinité qui y remplace L’Esprit-Saint de la Trinité Chrétienne. Ceci montre que le Coran a comme source des apocryphes, ici l’« Evangile selon les hébreux » : “Le sauveur a dit : Il y a un instant, ma Mère qui est l’Esprit Saint, m’a enlevé par un de mes cheveux et m’a transporté sur la grande montagne du Thabor.” (cité par Origène Sur l’év. de Jean, Homélie 2, 12).

Cette erreur parmi tant d’autres comme les nombreuses erreurs grammaticales ne montre-t-elle pas que le Coran est écrit par des hommes ?

Coran 3.45 : « (Rappelle-toi) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une Parole de Sa part : son nom sera « Al-Masïh », « Issã », fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah. » »

  • C’est Jésus, Parole de Dieu, qui est annoncé à Marie ; « une parole de Sa part » est Son Verbe et non un simple message : le nom de la Parole (« son nom ») sera « Issã ». Si c’était un simple message, on aurait : « Allah t’annonce que son nom sera ». C’est une trace de prédications originels où Jésus est Parole de Dieu. Cette interprétation est confirmée par 4.171 et 19.34.

 

Coran : 4.171 : « Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un messager d’Allah, Sa Parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en ses messagers. Et ne dites pas « trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur.

  • Le messager est la Parole de Dieu (Sa parole). Il est bien Sa faculté de parler et non un message, d’autant plus que la seule Parole donnée dans le texte est « messager d’Allah ». Il est aussi à noter qu’il est écrit Souffle de vie venant de Lui, ce qui montre que ce n’est pas une création de Dieu mais bien un Souffle d’origine divine, l’Esprit-Saint. Ce sont bien des restes d’expressions d’origine chrétienne qui ont été repris par les auteurs du Coran.

 

Coran 19.34 : « Tel est Issa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent »

  • La parole de vérité ne peut être que celle de Dieu.

 

Coran 5.110 : « Et quand Allah dira: « Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : « Ceci n’est que de la magie évidente ». »

  • « Jésus parle dans son berceau » : ce fait merveilleux est issu de l’évangile arabe de l’enfance ou évangile syriaque de l’enfance (5ième siècle environ), de même pour le fait magique de l’argile transformé en oiseau dont on retrouve aussi la source dans l’apocryphe « Evangile de l’enfance de Thomas » (3ième siècle). D’ailleurs, le Coran s’en défend en disant que ce n’est de la magie que pour les incroyants. De même guérir ou faire revivre les morts par la permission et non par un élan de l’Esprit dans un certain contexte de foi ressemble à de la magie.

 

Coran 21.91 : « Et celle (la Vierge Marie) qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe (miracle) pour l’univers. »

Coran 32,9 : « puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et il vous a assigné l’ouïe, les yeux et le cœur. Que vous êtes peu reconnaissants ! »

Coran 38.72 : « Quand Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés. »

Exode 3,14 : « Dieu dit à Moïse :  » Je suis celui qui est.  » Et il dit : « Voici ce que tu diras aux Israélites : “JE SUIS” m’a envoyé vers vous. » »

Jn 8,12 : « De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit « Je suis la lumière du monde. Qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de vie » »

Jn 8,24 : « Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés. Car si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés. »

Jn 8,28-29 : « Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »

Jn 13,19 : Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.

Prologue de Jean 1,1-18 et sa structure 

(a) Logos et les Arches (Principe premier)
(Jn 1,1-2)
AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu.
  (d’) L’Incarnation : le Logos devient chair
(Jn 1,14)
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
(b) La création par le Logos et le péché
(Jn 1:3-5)
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
  (c’) Le Baptiste a témoigné (Jn 1,15)
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »
  La filiation divine
(Jn 1,11-13)
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
 
(c) Le baptiste témoigne de la lumière (Jn 1,6-8)
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
  (b’) La loi de Moïse et la grâce de la nouvelle création (Jn 1,16-17)
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
(d) L’Incarnation : la vraie Lumière dans le monde (Jn 1,9-10)
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
  (a’) le Fils Unique dans le sein du Père (Jn 1,18)
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Jn 16-27 : «  Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. »

 

Exemples de références à la Trinité dans l’Ancien Testament :

Genèse 1, 1-3 : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, et le Souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. » ; Gn 1:26 :« Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. « » ; Gn 3,22 (Singuler et pluriel) et Gn 18,1-2 (Seigneur sous forme de trois hôtes)

Is 48,16 : « Approchez-vous de moi, écoutez ceci : depuis le commencement, je n’ai jamais parlé en secret ; depuis le temps où cela s’est passé, Je suis là. Et maintenant, le Seigneur Dieu, avec son esprit, m’envoie. »

Psaume 2,7-8 : « Je proclame le décret du Seigneur ! Il m’a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière. » » et Ps 32,6 ;109,1.

Annonce Jésus : Esaïe 9.5 ; Michée 5.1,3 ; Zacharie 12.10 ; Malachie 3.1

 

Résumé :

Le christianisme est la religion du Dieu Vivant révélé en Jésus qui signifie « Dieu Sauve » (CEM).  Il n’est pas la religion du livre comme les musulmans voudraient le faire dire aux chrétiens afin de mettre le christianisme au niveau du Coran et gagner en crédibilité. Ils ont renommé Jésus en Issa pour lui enlever son caractère divin de Sauveur et l’abaisser au rang de Mahomet. L’islam en niant la divinité du Christ mutile Dieu en enlevant sa parole. De ce fait ils sont obligés d’associer le Coran à Dieu comme sa parole.  Même logique avec l’Esprit Saint :  en niant sa divinité, ils sont obligés d’associer Mahomet à Dieu dans leur profession de foi pour donner un esprit et une vie au coran. Dans l’islam Dieu ne se suffit plus à lui-même ! Le seul Dieu Père, Fils et Saint Esprit, parfaite unité divine en trois personnes de même nature n’a pas besoin d’associés et nous invite à communier à Sa Vie divine. Le coran traite les chrétiens d’associateurs et les voue au pire des châtiments qu’est l’enfer éternel mais les musulmans où vont-ils en associant le coran et Mahomet à Dieu ?

 Remerciements

Le tableau est repris du cours par correspondance « Parcours Islam » donné par l’EIDM, European Institute for Dialog and Mission, sous l’autorité de Monseigneur Dominique Rey ; formation par correspondance que j’invite à suivre car il permet par la même occasion de s’approprier de notre foi chrétienne : www.eid-mission.org, adresse électronique  : contact@eid-mission.org. )

A l’abbé Pagès, site islam et vérité qui a écrit un livre de référence pour évangéliser les musulmans : 1501 questions à poser aux musulmans, éditions DMM dans lequel il expose également clairement la foi Catholique.