Attentats : Hollande est venu recueillir les cendres de Jeanne d’Arc sur le bûcher.

Ce mardi 26 juillet 2016, monsieur Hollande est venu recueillir à Rouen les fruits de sa politique et celle de tous ses prédécesseurs depuis la révolution française : une haine et une lutte systématique contre le pouvoir catholique traduite ici par un attentat. Sainte Jeanne est venu rétablir le « tenant lieu » du Christ en faisant sacrer Charles VII. Après un procès politique aux ordres des anglais, elle est condamnée au bûcher pour sorcellerie dans le but de rendre illégitime le sacre de Charles VII. Elle sera brulée vive à Rouen le 30 mai 1431 excepté son cœur qui a dû être jeté en train de battre dans la Seine. Comment ne pas penser à cet événement avec cette tuerie organisée non plus par les anglais mais par un état islamique ennemi dans une Eglise française pendant la messe : du jamais vu. Le cœur du catholicisme est encore mis sur le bûcher mais il ne se consumera toujours pas. Continuer la lecture de Attentats : Hollande est venu recueillir les cendres de Jeanne d’Arc sur le bûcher.

La laïcité malmenée depuis la révolution française

La France depuis son origine était un état laïc comme tous les états catholiques. A la fin du moyen-âge, au 13ième siècle, la région où j’habite était dirigée par une femme Marguerite de Constantinople, fille cadette du comte Baudouin IX. Ce qui montre que les femmes étaient considérées à cette époque contrairement à après la révolution où elles ne participaient plus à la vie politique car elles n’avaient pas droit au vote. Pour la nouvelle république française comme elles étaient plutôt cléricales, elles avaient forcément de mauvaises opinions, donc elles ne pouvaient pas voter … Marguerite de Constantinople possédait un immense territoire et a contribué au développement de sa région. Les luttes de pouvoir étaient vives comme aujourd’hui mais le peuple n’étaient pas les otages de ces luttes car il n’était pas obligé de guerroyer comme sous Napoléon, ou en 1914-18 à l’aide de la planche à billets. Cette riche comtesse a financé la création d’une Abbaye cistercienne détruite plus tard par la révolution. Les abbayes ont permis l’irrigation de territoires marécageux comme l’audomarois.

A travers cette histoire, on y discerne une interdépendance des responsabilités religieuses et laïque, cependant les pouvoirs étaient bien séparés quitte à être conflictuels, et on pouvait parler de laïcité, de séparation des rôles où l’Eglise avait en charge les hôpitaux, l’éducation et les sacrements, ce qui est l’équivalent d’au moins deux ministères qui représentent aujourd’hui le plus gros budget financé par nos impôts et taxes.

Depuis la création de la république française, la sphère religieuse est de plus en plus refoulée de toute la société pour être confinée dans la sphère privée, il n’y a plus de complémentarité entre le laïc et le religieux : « rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (évangile de Luc 20,25). Il n’y a plus de Dieu dans cette république, donc plus de laïcs complémentaires aux clercs. On assiste donc à une forme de dhimmitude vis-à-vis du pouvoir tout puissant, la religion étant reléguée en dehors de la société. La république française est un totalitarisme aux gants de velours ou d’acier selon la vigueur de l’opposition. Les moines ont même été expulsés de France en 1905 car ils n’y avaient plus le droit de vivre. Il a fallu la guerre 14-18 et la bravoure des religieux revenus sur les champs de bataille pour qu’ils soient à nouveau tolérés en France. Nous sommes donc bien dans ce régime de dhimmitude où la république impose ses antivaleurs à tous les aspects de la vie jusqu’à l’éducation des enfants avec les théories du genre et la manipulation de l’histoire enseignée aux collégiens, cette république tolère une pratique religieuse tant qu’elle reste privée et ne déborde pas sur la sphère publique : ce sont les mêmes procédés que ceux de la loi coranique qui interdit aux chrétiens de parler de leur religion et de convertir les musulmans, Dieu étant vu principalement sous l’angle d’un juge auquel il faut se soumettre. La révolution a remplacé ce Dieu par les tribunaux qui sont pourtant l’héritage des tribunaux issus de l’inquisition, mais Dieu y est remplacé par la toute puissance de l’homme moderne. C’est une technique pour étouffer dans l’œuf la vie religieuse et faire disparaître toute forme différente de pensée, d’Etre et de vie à la pensée républicaine libertaire et révolutionnaire qui veut nier toute forme de loi naturelle, toute forme de morale et de Tradition au profit d’un chaos à l’échelle mondiale où seul comptent le pouvoir, l’argent et la jouissance. Monsieur Baroin, maire UMP et président de l’association des maires de France, ne veut même plus de crèche, symbole de notre culture. Mettre une crèche dans une mairie est devenu un délit. Il faut aussi laisser s’écrouler les églises car elles ne sont pas laïques. Après comment s’étonner que des jeunes, en mal de vivre et en manque de Dieu, partent faire le Djihad puis, manipulés par des islamistes, perpétuent des massacres auprès des jeunes dans des salles de concert ? Quelle civilisation laisse tuer sa jeunesse sans dénoncer clairement l’ennemi qu’est la loi islamique : il n’y a plus d’organes compétents et influents pour dénoncer l’ennemi.

Il n’y a donc plus de laïcité en France car la religion n’a plus d’existence sociale. L’état assume toutes les responsabilités comme dans une société islamique où la sphère religieuse contrôle tout. Il ne peut avoir de laïcité que s’il y a du religieux. Dans une société laïque, le pouvoir est partagé selon les sphères de compétence, ce qui a permis à la civilisation européenne et occidentale de se développer après la disparition de l’empire romain. On ne peut pas marcher correctement sur une seule jambe.

Il ne s’agit pas de regretter le passé mais d’en tirer les enseignements en cette période d’effondrement de notre civilisation. Il suffit pour s’en persuader de voir ce qu’est devenu Noël : une orgie de consommation alors que 3 semaines auparavant, on faisait semblant de parler d’écologie à la COP 21.